La difficulté de votre position est de confondre cette immutabilité de la substance avec un fixisme des formulations.
Je ne crois pas, par exemple, que les problèmes que pose
Dignitatis humanae puissent se résumer à un problème de
formulation.
Nous sommes là face à une nouveauté, n'en déplaise au RP Basile...
Je ne crois pas non plus que, lorsque le Saint-Siège s'abstient de corriger et de condamner - pendant quatre décennies - des traductions quasi hérétiques ("
ne nous soumets pas à la tentation") et défaillantes ("
de même nature que le Père") qui sont pourtant bénies et répandues par les évêques dans tous les diocèses du monde, il ne s'agisse que d'un problème de
formulation.
Nous sommes là dans un défaut de gouvernement doctrinal qui affecte la formulation de la foi, lequel montre dans quel état d'errance et de défaillance institutionnelle se trouve l'Eglise.
L’Église n’enseigne jamais l’opposé de ce qu’elle a toujours cru : elle opère un développement homogène du dogme.
Là encore, la contradiction matérielle entre les propos de la même Déclaration
Dignitatis humanae et ceux du Syllabus ne sont pas seulement imputables à un problème de
formulation.
Je ne dénie en aucune manière au Saint Père sa qualité de chef de l'Eglise et de vicaire du Christ. Mais quand son enseignement paraît en contradiction avec celui de ses prédécesseurs, je ne me soustrais en rien à la communion de l'Eglise (qui est d'abord et avant tout une communion
de foi) en lui préférant ce qui y a toujours été cru.
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