Entre la position de la FSSPX, celle des autres instituts tradis et la vôtre, il y a une différence de degré, pas de nature.
Vous pouvez imaginer, Monsieur, ce que je pense de tout (ou presque) ce que dit Reginald.
Mais la nature « spéciale » de la position théologique de la FSSPX, comparée à celle des autres instituts tradis, doit être reconnue et mérite réflexion. Je n'ai aucun espoir que les lefebvristes de l'« ancienne garde » (on dit comme ça même en français ?) y réfléchissent. J'espère que les jeunes le feront. Certains jeunes, du moins.
Nous savons tous qu'il existe de nombreuses positions théologiques concernant la crise dans l'Église, mais nous savons aussi que les principales sont trois.
D'un côté, il y a ceux qui pensent que les « papes conciliaires » sont l'autorité et, par conséquent, les suivent (ils acceptent Vatican II, le NOM, etc.).
À l'opposé, il y a ceux qui pensent que les « papes conciliaires » ne sont pas l'autorité et, par conséquent, ne les suivent pas (ils n'acceptent pas Vatican II, le NOM, etc.).
« Au milieu », il y a ceux qui pensent que les « papes conciliaires » sont l'autorité, mais y si opposent (ce sont les lefebvristes).
Toutes ces positions s'accusent mutuellement d'incohérences concernant l'autorité et la foi. Mais vous remarquerez que la position lefebvriste est la seule où l'incohérence concerne directement le rapport entre l'autorité et la foi. Rapport qui est au cœur de la
vie de la foi.