le don des fidèles s'exerce surtout en dehors de la quête proprement dite très faible part des ressources paroissiales, des communautés en général
Désolé Pr Perrin... En souvenir des réunions du GREC, et de notre ami commun votre collègue PV.
Notre chapellenie diocésaine, pour la "forme extraordinaire", a un budget qui dépend au 3/4 des quêtes dominicales. Les dons (défiscalisés grâce à l'association diocésaine) complétant.
Nous avons la chance, à Nancy, que les quêtes ordinaires et les dons ne soient taxés qu'à 5% par le diocèse, ce qui n'est pas le cas ailleurs, où ça peut monter à 25 ou 30%. Nous avons aussi la chance extraordinaire d'un évêque, qui comme son prédécesseur, n'applique pas Traditionis Custodes et nous laisse totalement libres, et pour la pastorale et pour les sacrements.
Nous avons un budget ric et rac... Charges de l'église et du presbytère à peine couvertes par les quêtes. Et comme nous avons changé de presbytère, il y aura cette année un déficit de plusieurs milliers d'euros.
Pourquoi? Parce que certains de nos fidèles donnent peu à la quête, mais donnent "ailleurs" (aux "instituts", aux "abbayes", etc...), alors qu'ils ne comprennent pas, malgré de nombreux rappels, que si nous sommes sur plusieurs années en déficit, le diocèse ne compensera pas, et nous risquons simplement d'être fermés...
Sans compter le denier de l’Église... les dons de nos fidèles couvrent à peine 20% de mon traitement, ce qui peut être considéré comme "injuste" au niveau diocésain.
Les fidèles donnent à qui ils veulent, certes. Mais parfois ils oublient que leurs dons ne profitent même pas, spirituellement, à eux-mêmes. Sans compter ceux qui donnent des messes "ailleurs" mais jamais à leur chapelain...
St Paul nous dira dimanche: "durant le temps qui nous est donné, pratiquons le bien à l'égard de tous, mais surtout à l'égard de nos proches (domesticos) dans la foi." C'est un verset qui n'est plus jamais lu dans le NOM. Mais certains tradis devraient le méditer.