oui bien sûr ce sont 2 personnages par Luc Perrin 2011-11-27 18:44:36 |
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de premier plan même si, par ex., l'abbé Béjot (futur évêque et Père conciliaire) quand il commence à faire dérailler la JOC/JOCF en 1938 - sans être suivi/compris par beaucoup au début, cela prendra du temps - ne se réfère ni à Chenu ni à Teilhard. En revanche depuis la Franche Comté, il fréquentait ... Lyon donc un foyer où le blondélisme a fermenté et effectué, de façon complexe suivant les personnes impliquées, un processus de décomposition.
Il faut noter que Congar est marqué par Chenu mais se tient souvent en retrait par rapport à lui et fait preuve de beaucoup de prudence pastorale quant Chenu part vite aux "arrière-gardes" sans filet comme aurait dit l'abbé Berto.
Il faudrait regarder de plus près pour voir la genèse des positions de Hans Kung, c'est un personnage intéressant pour comprendre les dérives hérétiques contemporaines et les biais de beaucoup de théologiens.
Mais l'histoire intellectuelle et le repérage des filiations est chose souvent ardue à démontrer. Certains emprunts et des influences ne sont pas nécessairement explicites. La "méthode inductive" qui peut faire des ravages quand elle est employée sans discernement, ce qui est souvent le cas au XXe-XXIe, a une évident parenté avec Blondel. Toutefois on la voit aussi ailleurs dans le pédagogisme qui est de souche anarchiste, à cent lieues du catholicisme et sans lien direct avec les théologiens qui la prônent. Elle imprègne aussi les philosophies américaines en vogue type "pragmatiques" à la Dewey, il me semble. On a plus une impression de confluences à un moment et de succès d'une idée portée par plusieurs. L'Eglise étant toujours de "son temps" ne peut qu'y être exposée à son tour.
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