merci par Aigle 2011-11-26 18:49:30 |
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Sans vouloir couper les cheveux en quatre, je voudrais simplement revenir sur deux de mes idées (que j'avance avec prudence n'étant pas spécialiste).
D'une part il n'est pas besoin d'avoir été intoxiqué par des intellectuels néo-modernistes pour se rendre compte que le texte de la Genèse est incompatible avec la paléontologie (et que pourtant bien des évêques l'ont nié tout le long du XIXè s) : un enfant de dix ans le sait.
De même, le recours à la manière forte par les clers du Moyen Age ne peut pas ne pas créer un malaise chez le Catholique de 2011 - sans qu'il ait besoin de subir un endoctrinement néo-moderniste. Cela est vrai pour la FSSPX qui au vu du sort subi par Port Royal peut se réjouir de ne pas vivre sous Louis XIV !
Ces exemples tirés de l'Ecriture et de la "pastorale" médiévale (ou d'ancien régime) n'ont pas valeur de vérité mais ils peuvent expliquer le manque de confiance de bien des fidèles dans l'enseignement du magistère jugé trop proche des idées du siècle (et en particulier de idées des gouvernants)...
Quant à la politique, je vois bien l'intéret d'une doctrine sociale de l'Eglise (sociale se référant à la société dans son ensemble et non aux questions syndicales) mais là encore je souligne la perte de crédibilité qu'a généré un "compagnonage" trop long de nombreux clercs avec les défenseurs de thèses archaïques, marginales et non nécessairement évangéliques (les légitimistes français par exemple).
Bref, le magistère s'est identifié peu à peu (et sans doute à tort) à la fraction la plus réactionnaire du champ politique et intellectuel (pour se recentrer progressivement à partir de Léon XIII) - et surtout la hiérarchie a paru faire des questions institutionnelles (la monarchie, la séparation, le pouvoir temporel du Pape, etc ...) la priorité de ses préoccupations.
Quand on dit que les modernistes ne croient pas au surnaturel ils rejoignent finalement Louis Veuillot qui avait oublié que "Mon royaume n'est pas de ce monde" - comme Mgr Lefebvre qui estimait un jour que la messe ne se limitait pas à la liturgie mais intégrait le bavardage sur le parvis de l'église... bref niant toute dimension surnaturelle en pratique (quitte à en parler abstraitement).
Synthèse sommaire : le magistère s'était dévalorisé de facto dans le courant du XIXè siècle par l'abondance de ses prises de positions radicales en matières philosophique et théologiques en comparaison à sa discrétion sur les questions éthiques concrètes.
Les papes Jean XXIII et Paul VI en ont déduit qu'il fallait recentrer le discours de la hiérarchie sur moins d'intervention politique et plus d'exigence éthique. D'où Humanae Vitae par exemple.
Les progressistes ont cru qu'on pouvait rester aussi politisé mais en passant carrément à l'extrême gauche (je simplifie énormément);
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