les progressistes ou les modernistes : une cinquième colonne dans l'Eglise par jejomau 2011-11-25 22:34:06 |
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Découvrir le modernisme, c'est comprendre ce qui se passe dans la religion catholique et c'est comprendre pourquoi il existe des représentants de cette religion qui prétendent être catholiques mais sont en fait réellement apostats et profondément hérétiques. C'est aussi savoir que ce combat a commencé sous le XIX° siècle (et même avant si on en discerne les racines avec la révolution) et qu'il continue aujourd'hui sournoisement mais de manière de plus en plus visible car l'Eglise est atteinte en son sommet et dans les séminaires... Ci-dessous quelques extraits issus d'un dossier consacré au modernisme par l'AFS :
Le tour d'esprit moderniste
Le moderniste se caractérise par le souci d'être moderne, autrement dit par l'amour des nouveautés en tous domaines, même dans ceux où la nouveauté n'a pas de raison d'être.
D'où un tour d'esprit ainsi caractérisé par Louis Jugnet :
Mépris agressif du passé et de la tradition, adoration aveugle et irrationnelle du futur, croyance au progrès fatal et continu.[13] le tout se traduisant par une volonté systématique de changement ; rien ne doit être stable, rien ne doit être immuable dans l'Église. (cf. Pascendi N°38)
"Pour le moderniste", écrit le père Calmel,"ainsi que le nom le dit, la religion est essentiellement moderne. Elle ne domine pas le temps ; elle est immergée tout entière dans les aventures de l'humanité en marche. Pas de révélation, donnée une fois pour toutes, enseignant les mystères divins. Pas de sacrifice ayant mérité la grâce une fois pour toutes. Pas de testament nouveau et éternel. Mais une évolution indéfinie. C'est en ce sens que la religion est dite moderne." [14]
Amour des nouveautés, canonisation du changement, évolution indéfinie... un tel état d'esprit se retrouve tout au long de l'histoire du phénomène moderniste
Comportement et méthodes des modernistes
- Agir au sein de l'Église
Avec le modernisme, nous sommes en présence :
d'une révolution dont le but, avoué ou non, est de substituer l'Homme à Dieu en faisant de l'Homme la mesure de toutes choses, et qui, pour la première fois dans l'histoire de l'Église, se déroulait au sein de l'Église elle-même. [23]
Ce qui justifie ce jugement de l'abbé Dominique Bourmaud : "le modernisme n'est pas seulement une hérésie ou une apostasie, c'est une cinquième colonne".[24]
- Disposer d'un réseau efficace exerçant une action multiforme
"Que ne mettent-ils pas en oeuvre pour se créer de nouveaux partisans ! Ils s'emparent de chaires dans les séminaires, dans les universités, et les transforment en chaires de pestilence. Déguisées peut-être, ils sèment leurs doctrines de la chaire sacrée ; ils les professent ouvertement dans les congrès ; ils les font pénétrer et les mettent en vogue dans les institutions sociales. Sous leur propre nom, sous des pseudonymes, ils publient livres, journaux, revues. Le même multipliera ses pseudonymes, pour mieux tromper, par la multitude simulée des auteurs, le lecteur imprudent. En un mot, action, discours, écrits, il n'est rien qu'ils ne mettent enjeu, et véritablement vous les diriez saisis d'une sorte de frénésie". (Pascendi, § 61)
- Agir comme une société secrète
«Pascendi » parle de "clan moderniste" (§ 60). Le Motu proprio du 1er septembre 1910 est plus explicite : les modernistes, même après que l'Encyclique Pascendi eût levé le masque dont ils se couvraient, n'ont pas abandonné leurs desseins de troubler la paix de l'Église. Ils n'ont pas cessé, en effet, de rechercher et de grouper en une association secrète de nouveaux adeptes.
"Clan moderniste", "association secrète des modernistes" ("clandestinum foedus") : ces expressions désignent ce que Jean Madiran appellera plus tard la "société secrète des modernistes" : [25] une fédération de cercles restreints, faisant pénétrer partout le modernisme et qui se cache plus ou moins ; le degré de clandestinité dépendant de la mesure d'opposition qu'ils rencontrent en haut lieu
- Au sein de l'Église
Où va la nouvelle théologie ? Elle revient au modernisme. Parce qu'elle a accepté la proposition qui lui était faite : [33]celle de substituer à la définition traditionnelle de la vérité : adaequatio rei et intellectus (conformité de l'intelligence avec la chose), comme si elle était chimérique, la définition subjective : adaequatio realis mentis et vitae (conformité de l'intelligence avec la vie) (...).
La vérité n'est plus la conformité du jugement avec le réel extramental et ses lois immuables, mais la conformité du jugement avec les exigences de l'action et de la vie humaine qui évolue toujours. <STRONG>A la philosophie de l'être ou ontologie se substitue la philosophie de l'action qui définit la vérité en fonction non plus de l'être mais de l'action[34]
- Raisons du succès du néo-modernisme
Voici comment le père Calmel les explique dans sa préface (déjà citée) au Catéchisme sur le modernisme du père Lemius, (p.102 du n° 12 bis du Sel de la terre) :
Comment expliquer que le virus ait pénétré si avant dans l'organisme ? On peut énumérer trois raisons principales :
- premièrement l'imposture de Vatican II, le seul de tous les conciles qui ait refusé d'être doctrinal ;
- deuxièmement l'occupation progressive des charges les plus élevées par des prélats modernistes ;
- troisièmement la débilité de la vie théologale dans tout le peuple chrétien, en commençant par la tête.
Voici deux autres explications - plus concises - de cette évolution d'un système de pensée à un autre que produit le néo modernisme :
- Aux catégories philosophiques de l'être et de la substance se sont substituées, pour penser le monde, celles de l'échange, de la relation, de la communication.[42]
- L'homme moderne tend à valoriser beaucoup plus la recherche que la découverte, la question que la réponse (...).
Il a vivement conscience que la vérité n'est pas quelque chose de reçu tout fait, mais quelque chose qui se fait, qui se conquiert progressivement. L'homme (modeniste) ne reçoit pas la vérité, il la construit
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