Intellectuellement débile et intellectuellement suiviste. par Scrutator Sapientiæ 2011-11-26 19:05:52 |
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Bonsoir jejomau,
Non seulement le (néo)modernisme est intellectuellement débile, mais en outre il est intellectuellement suiviste : c'est ainsi que nous avons eu, respectivement et successivement, des théologiens catholiques (néo)modernistes "kantiens", puis "hégéliens", puis "marxiens", puis "structuralistes", puis "husserliens", puis "heideggériens", ce qui ne signifie pas
- que je réduis chacun de ces courants de pensée à un phénomène de mode, bien que le degré de prise de chacun de ces courants, par la théologie catholique, au XX° siècle, soit aussi le reflet, à tout le moins, d'adhésions collectives générationnelles,
ni
- que je conteste le droit des théologiens catholiques de recourir à une certaine diversité de sources d'inspiration, dès lors que c'est en conformité, et non en contradiction, ni en dépassement dialectique, vis-à-vis de l'Ecriture et de la Tradition,
ni
- que je donne raison ou tort, à ce stade de l'exposé de la situation, à ceux d'entre ces théologiens qui ont cru devoir accrocher leur wagon à telle ou telle locomotive, parfois, peut-être, d'une manière calculée, souvent, sans doute, d'une manière crédule ou sincère.
Le problème de fond est ici un problème de fondements et de mouvement :
- pourquoi ces auteurs ne considèrent-ils jamais "à ciel ouvert" les raisons de penser et de dire qu'il y a vraisemblablement incompatibilité entre les fondements du christianisme catholique et ceux de chacun des courants de pensée que je viens de citer ci-dessus ?
- pourquoi ces auteurs considèrent-ils l'histoire des idées, la vie intellectuelle, comme une succession de dépassements perpétuels des courants de pensée, les uns par les autres, le courant qui est aujourd'hui "avancé" devant, en quelque sorte, se préparer et se résigner à être le courant qui sera demain "arriéré", "périmé" ?
Si chacun de ces courants de pensée ne bénéficie que d'un rayonnement provisoire, d'une solidité et d'une validité transitoires, quelle est la réalité effective de sa solidité et de sa validité, à la vérité ?
Si le traditionalisme, du point de vue de ses détracteurs, est un "passéisme bien défini", quelle croyance béate en l'avenir est-elle de nature à conférer davantage de "légitimité intellectuelle" auto-proclamée au (néo)modernisme, qui n'est bien souvent q'un "futurisme indéfini" ?
Bonne soirée et à bientôt.
Scrutator.
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