Dans l’Église, une norme existe aussi par la manière dont elle est reçue et appliquée.
Que ce principe vaut aussi pour la réforme liturgique.
De fait, non seulement bien des affadissements de la pratique de la liturgie nouvelle ne sont pas contraires aux normes de la PGMR, mais même ceux qui s’en éloignent n’ont jamais fait l’objet de la moindre sanction de la part des autorités, même romaines (diocésaines je n’en parle même pas). Ce qui équivaut à une approbation au moins tacite.
Or cette pratique généralisée et communément acceptée de la nouvelle liturgie n’est pas seulement en rupture profonde avec la tradition liturgique immémoriale : elle est aussi, dans la plupart des cas (car en réalité les célébrations dite « classiques » type CSM sont une minorité), gravement hétérodoxe sur le plan de la compréhension du mystère eucharistique qu’elle suggère.
Par ailleurs, concernant TC, il ne faut pas oublier que le texte prévoit une période de tolérance provisoire pour l’ancienne liturgie, mais que cette tolérance provisoire, même appliquée largement, en dépassant la lettre, ne change rien à l’objectif ultime explicitement formulé : la disparition à terme de la liturgie latine traditionnelle.
On est donc bien, dans le cas de la pratique gravement déficiente de la liturgie rénovée, dans une approbation au moins tacite, même des abus les plus graves, et dans le cas de la liturgie traditionnelle, dans une claire volonté d’extinction.
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