sur le site fatima100.fr (au sujet de La Salette) par df 2020-12-14 01:42:44 |
|
Imprimer |
Bonsoir
je ne peux pas faire un "copier coller" de tout l'article , il est beaucoup trop long, je mets donc juste la fin :
Source : https://www.fatima100.fr/liste-rapide/459-le-secret-de-la-salette-a-t-il-ete-condamne
4E tentative : le décret de 1923
Pour tenter de mettre définitivement fin à la polémique, en 1922, parut un opuscule intitulé L’apparition de la Très Sainte Vierge sur la sainte montagne de La Salette le samedi 19 septembre 1846 – Simple réimpression du texte intégral publié par Mélanie avec l’imprimatur du Sa Grandeur, Monseigneur Sauveur-Louis, comte Zola, Évêque de Lecce, en 1879, suivi de quelques pièces justificatives – Le tout publié avec l’imprimatur de R.P. A. Lépidi, O.P., Maître du Sacré-Palais, assistant perpétuel de la Congrégation de l’Index, délivré à Rome le 6 juin 1922. Il était publié par la Société Saint-Augustin Paris-Rome-Bruges et portait la date de 1922. Comme indiqué par le titre, cet opuscule rassemblait la brochure de Mélanie de 1879, six lettres de Mgr Zola, une de Mgr Petagna ainsi que des mises au point à propos de la lettre du cardinal Caterini, des mises à l’index de 1901 et 1907, et du décret du 15 décembre 1915. Et le père Lépidi avait fait suivre sa signature de la mention manuscrite en français suivante : « Ces pages ont été écrites pour la pure vérité. »
Or quelques mois plus tard, un décret du Saint-Office du 9 mai 1923 condamnait un opuscule portant le même titre : L’apparition de la Très Sainte Vierge sur la sainte montagne de La Salette le samedi 19 septembre 1845 – Simple réimpression du texte intégral publié par Mélanie, etc. Société Saint-Augustin, Paris-Rome-Bruges, 1922.
Dans la session générale de la Suprême Congrégation du Saint-Office, les Éminentissimes et Révérendissimes Cardinaux préposés à la garde de la foi et des mœurs ont proscrit et condamné l’opuscule : L’apparition de la très Sainte Vierge sur la sainte montagne de La Salette le samedi 19 septembre 1845. – Simple réimpression du texte intégral publié par Mélanie, etc. Société Saint-Augustin, Paris-Rome-Bruges, 1922 ; ordonnant, à qui de droit, de faire en sorte que les exemplaires de l’opuscule condamné soient retirés des mains des fidèles. Et le même jour, Notre Saint-Père le Pape Pie XI, dans l’audience ordinaire accordée au R. Père assesseur du Saint-Office, a approuvé, sur le rapport qui lui en a été fait, la résolution des Éminentissimes Pères.
Donné à Rome, au palais du Saint-Office, le 10 mai 1923.
Louis Castellano, notaire du Saint-Office
Ce décret fut publié dans les Acta Apostolicæ Sedis de 1923 (pages 287 et 288) avec une curieuse erreur de date : 1845 au lieu de 1846, et un titre tronqué, la mention de l’imprimatur du 6 juin 1922 ayant été omise. Comment le Saint-Office pouvait-il condamné un texte pour lequel il avait donné un imprimatur un an plus tôt ? En réalité, ce n'est pas la brochure de 1922 que le Saint-Office condamna, mais une brochure falsifiée par le docteur Grémillon. Celui-ci avait fait imprimer au même format 1 000 exemplaires de l’opuscule de 1922 mais en y ajoutant un texte d’une douzaine de pages contenant des absurdités au sujet de l'Église, texte daté du 2 février 1923 et qu’il signa du pseudonyme de Docteur Henry Mariavé. Il adressa la brochure ainsi falsifiée à une grande partie du clergé français.
De plus, la réunion du Saint-Office eut lieu en l'absence du R-P. Lepidi, malade, qui fut placé devant le fait accompli. Mais une fois rétabli, le père Lépidi maintint l’imprimatur accordé à la brochure de 1922.
5E tentative : La lettre du cardinal Pizzardo
L’affaire fut relancée une fois encore en 1957. En effet, le 8 janvier 1957, s’appuyant sur le décret du 9 mai 1923, le cardinal Pizzardo, secrétaire du Saint-Office, adressa une lettre au père Francesco Molinari, procureur général de la Congrégation des Missionnaires de La Salette, lui disant : « Je me fais un devoir de vous faire connaître que cette Suprême Congrégation a examiné et condamné, par le décret cité, l’opuscule susdit L’Apparition de la Très Sainte Vierge sur la montagne de La Salette, comportant la version du secret de 1879 édité et diffusé par la Société Saint-Augustin. (Saint-Office, 8, I, 1957). » Et il affirmait que l'opuscule était condamné « même sans la lettre du Docteur Mariavé ». Mais le cardinal n’apporte aucune preuve à l’appui de son affirmation. Il n’explique pas non plus pourquoi ce texte avait reçu un imprimatur un an plus tôt, lequel n’a jamais été supprimé. Cette lettre ne peut donc pas être considérée comme un jugement canonique. Et, de toutes les façons, pour avoir force de loi, elle aurait dû émaner officiellement de la Congrégation du Saint-Office à la suite d'une réunion ayant conduit à la rédaction d'un décret publié aux Actes du Siège Apostolique. Or tel n'est pas le cas. Cette lettre du cardinal Pizzardo n’exprime donc qu’un jugement privé, lequel va à l’encontre de toutes les approbations que le secret reçut par ailleurs.
Ainsi, par cinq fois, les opposants à La Salette tentèrent de faire croire que le secret de Mélanie tel qu’elle le rapporta dans la brochure de 1879 portant l’imprimatur de l’évêque de Lecce, était condamné. Mais l’analyse des documents sur lesquels ils s’appuient pour faire une telle affirmation, montre qu’il n’en est rien. Seuls les commentaires sur le secret, faits sans ordre du Saint-Siège ou sans avoir reçu son approbation, sont condamnés, comme le furent les publications de l’abbé Combe et du docteur Mariavé. Le secret de Mélanie, quant à lui, reçut l’approbation d’au moins trois papes (Pie IX, Léon XIII et Benoît XV) ainsi que d’un grand nombre de cardinaux ou évêques dont certains ont été béatifiés depuis.
Editeur de l'article : Yves De Lassus
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|