Nos analyses ne sont pas si différentes par Candidus 2019-12-30 09:33:40 |
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Selon vous, le NOM serait un bricolage improvisé, "bâclé", destiné à reprendre en main la liturgie, en stoppant une dynamique destructice qui s'était instaurée au début des années 60.
Vous n'êtes pas moins sévère que moi à l'égard du NOM que j'ai qualifié de dérive archéologisante et de rupture dans le développement organique de la liturgie.
Et nous sommes d'accord aussi pour refuser l'accusation excessive du BEC : "II est évident que le NOM renonce en fait à être l'expression de la doctrine que le Concile de Trente a définie comme étant de foi divine et catholique."
Là où nous divergeons un peu, c'est dans la chronologie des faits et dans leur généalogie : le NOM est-il la cause ou l'effet de la situation que nous subissons ?
Je suis né en 1964, je n'ai donc pas connu le passage du VOM au NOM, néanmoins j'ai du mal à vous suivre lorsque vous dites qu'il aurait existé avant 1965 (année charnière à de nombreux points de vue) une crise telle de la liturgie qui aurait rendu nécessaire les réformes qui ont suivies, destinées à canaliser ces dérives.
J'ai plutôt l'impression que ces réformes (dont celles de 1965 que je considère néanmoins comme raisonnables) ont "libéré" chez de nombreux clercs une disposition à rejoindre les aspirations et lubbies libertaires du temps, et cela s'est traduit par une crise de la liturgie, de la foi et de la morale.
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