Ma réponse par Amandus 2013-12-19 21:34:14 |
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Cher BdM,
En ce qui concerne les citations de Pérès, je conclus que nous tombons donc d’accord. Pour ce qui concerne mon argumentation, voici mes réponses :
BdM : « Mais en fait, là, tout ce qu'on dit c'est que quelqu'un n'a pas besoin d'avoir la foi pour faire du grégorien. Encore heureux ! Tout comme en soi on n'a pas besoin d'avoir la foi pour (par exemple) se conduire de manière moralement bonne (c'est bien sûr plus facile et plus sûr avec la foi, mais ce n'est pas nécessaire en soi pour bien agir). »
Amandus : « Il me semble que vous vous trompez tout à fait : Tout dépend de ce que vous entendez par « bien agir ». Un athée qui ne vole pas, qui vit fidèlement avec sa femme jusqu’à sa mort, etc., n’agit pas « de manière moralement bonne ». Il n’observe pas toute la loi naturelle, il n’observe pas tous les commandements de Dieu ! Quant au grégorien, peut-être faudrait-il reprendre la définition de ce chant et en comprendre la nature. Vous saisirez peut-être pourquoi les musiciens que l’on admet à l’exécution du chant grégorien, de la polyphonie et d’un instrument, dans une église, doivent impérativement être catholiques et connus pour leur bonne vie de chrétien. Nemo dat quod non habet... »
BdM : « Non, désolé, là c'est vous qui vous trompez. Les actes humains sont soit bons, soit mauvais. Les actes indifférents (neutres, si vous préférez) existent dans l'absolu (considérés de manière abstraite), mais pas in concreto (c'est du moins l'opinion communior chez les moralistes - c'est aussi celle de St Thomas).
Dans ces conditions, puisque pour vous, l'athée qui vit fidèlement avec sa femme "n'agit pas de manière moralement bonne", vous devez forcément penser qu'en gardant la fidélité, il agit mal. Curieuse conclusion... »
« Le chant grégorien est avant tout une prière, mieux : la prière de l'Eglise catholique, arrivée à sa plénitude d'expression. II est donc une chose d'âme et se situe sur un plan supérieur, comme toute la liturgie, dont il participe et est inséparable ; il est une spiritualité, une manière d'aller à Dieu, de conduire les âmes à Dieu »
Quant à citer Dom Guéranger, vous sentez-vous aussi bien en compagnie de ses paroles ci-dessous ? Moi pas.
« Oui, nous le disons avec conviction, Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem, seraient encore catholiques aujourd'hui, s'il eût été possible d'astreindre ces Eglises au rite et à la langue des latins. »
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