C'est aussi une question de rapport de forces intellectuelles. par Scrutator Sapientiæ 2012-09-08 10:40:08 |
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Rebonjour et merci à Lux,
La situation que vous décrivez, et déplorez à juste titre, découle d'un rapport de forces intellectuelles, et perpétue, en tout cas, pour l'instant, ce rapport de forces intellectuelles.
Ce rapport de forces intellectuelles est défavorable à la prise de conscience du fait que l'explicitation de la radicalité et celle de la la spécificité du christianisme catholique vont de pair : annoncer vraiment l'une, c'est annoncer vraiment l'autre, et renoncer, implicitement, à parler de l'une, c'est renoncer, silencieusement, à l'autre.
Or, cette radicalité et cette spécificité, considérées en plénitude, sont tout sauf consensuelles, et ne sont jamais considérées comme acceptables, agréables, approuvables, aux yeux du monde, quand elles sont et tant qu'elles sont présentées aux êtres humains d'une manière non édulcorée, non euphémisée, non frelatée ni mutilée.
Autre remarque, déjà écrite sur le FC : il est beaucoup question, depuis déjà des décennies, de ce que l'on appelle une ecclésiologie de communion ;
- mais que vaut une ecclésiologie de communion sans mise en avant, complémentaire, équilibrante, d'une ecclésiologie de confession, de confession de la Foi catholique ?
- et que vaut une ecclésiologie, de communion ET de confession, si elle n'est pas mise en rapport avec une anthropologie de conversion et de formation, doctrinales et spirituelles, dans l'ordre de la Foi comme dans celui des moeurs ?
La situation actuelle renvoie à un combat à mener, à un défi à relever ; cette situation, moins "délirante" que dans les années 1960-1970, je la place volontiers sous le signe du recentrage ; ce qu'il faut faire comprendre, y compris, peut-être, à bien des évêques, c'est, en un sens, que le recentrage est préférable au délire, mais aussi, en un autre sens, que le recentrage fait obstacle à l'accomplissement d'indispensable examen de conscience intellectuelle (d'une auto-critique du christianisme catholique contemporain), sans lequel il n'y aura pas de parachèvement du retour à l'essentiel.
Bien entendu, dans l'absolu, je n'ai pas, plus que d'autres, "le droit" d'écrire ce que j'écris, car je ne suis ni plus sage, ni plus savant, ni plus saint que les autres, et je ne suis pas un peu plus sage, savant ou saint, parce que j'écris ce que j'écris.
Mais enfin, après d'autres et moins bien qu'eux, j'écoute, je regarde, j'observe, je médire, je prie, et ce sont des années et des années d'appropriation, approfondie et renouvelée, et en circuit ouvert, de "la problématique", qui m'amènent à écrire ce que j'écris, sans que cela soit plus intéressant ou plus original que ce qu'écrivent bien d'autres.
Bonne journée.
Scrutator.
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