Chez Paul VI non plus par PEB 2011-09-20 00:56:44 |
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Chez Paul VI et ses successeurs non plus, il n'y a pas cet indifférentisme.
Jean-Paul II, qui, ayant connu les jougs nazis et communistes, fut un artisan de Vatican II, implora le monde d'ouvrir toute grande ses (lourdes) portes au Christ.
Sinon, ce n'est pas le magistère qui mit sur pied l'Etat laïc moderne mais la Révolution.
Encore une fois, il faut contextualiser le magistère de Vatican II qui est la conséquence directe de la Seconde Guerre Mondiale et de la Guerre Froide. En 1962, le désastre a déjà commencé. Après un dernier petit joint, les fils s'apprêtent à trainer les pères devant les tribunaux de l'Histoire. L'ordre bourgeois (issu de la Révolution!) va bientôt succomber à la grande vague libérale-libertaire. Tout craque. Même les philosophies les plus vénérables se retrouvent interrogées par des sciences et des arts modernes. Même les continents les plus inébranlables dérivent sous des airs de Jazz que les Pères ont appelé, non sans malice, symphonia absurdia qui résume bien l'ambiance de l'époque.
N'accusez pas Vatican II de tous les mots. Le Concile n'est qu'un révélateur du malaise et des illusions ambiantes.
La liberté religieuse est l'antidote au totalitarisme matérialiste car elle est à la pointe des libertés fondamentales, notamment celles des familles dans leur rôle d'éducatrices.
Ce cadre de pensée définit l'humanité comme ouverte d'abord à la transcendance. L'Eglise entend être la première bénéficiaire de cette liberté car, dans l'Espérance, la vérité dont elle est l'humble et fragile dépot, triomphera.
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