Le glaive... oui, mais il est ailleurs. par Glycéra 2011-07-05 21:05:37 |
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Le glaive qui transperce Marie, la Toute Donnée n'est peut-être pas celui-là, qui reste, comme beaucoup de nos ressentis trop affectifs.
A Cana, Jésus emploie une expression sémitique. Point besoin d'exégèse hiostorique ou savante. Allez prendre un taxi n'importe où, et si vous n'avez pas tout à fait l'appoint, vous entendrez le chauffeur vous dire de laisser, pas besoin de lui donner les piécettes manquantes. Il vous le dira d'un
- quoi entre moi et toi ?
(c'est à dire, laisse tomber, ce n'est rien ! cela ne doit pas compter entre nous)
Pour ce qui est de 'Qui sont mes frères, ou ma mère', il est judicieux de ne pas s'imaginer que Jésus rejette sa mère. Il est mieux de repenser à cette autre réplique :
- Heureuses les entrailles qui vous ont porté !
- Heureuse plutôt qui écoute et garde mes paroles !
Cela ne rabaisse pas Marie du tout.
Que ne fit-elle de plus sublime que d'avoir gardé, engendré la Parole faite homme ?
Si j'avais été ainsi dans la foule, venue écouter un de nos enfants grand homme qu'on vient entendre en foule, j'aurais été horriblement gênée qu'il quitte son poste d'orateur pour cibler les caméras sur moi... Chacun son job, et je préfère rester à ma place, celle d'une personne qui vient écouter son enfant bien aimé et estimé en plus, et non se montrer à tous.
Le glaive de la Croix, c'est autre chose.
Puisque c'est là que pour la première fois, les âmes et les coeurs de Marie et de Jésus sont séparés, par la mort. La naissance étant virginale, avait conservé l'union des coeurs, à la différence des mères non "bénie entre les femmes" comme Marie l'est.
La réponse de priorité de service à Dieu le Père, quand Jésus a 12 ans, est-elle une répétition générale de leur séparation ensuite, peut-être. Jésus a aussi voulu préparer sa mère à tenir le coup. A lui dire aussi qu'Il comprenait tout ce qu'elle lui avait appris, puisqu'elle lui a dévoilé le sens des écritures sur sa mission... et qu'Il avait été jugé bien instruit, ayant gagné ces jours-là son titre de docteur. Et il revint avec eux, continuant sa vie, restant caché, ce n'était pas encore l'heure de se dévoiler.
A Cana, elle vient le voir, et elle le "lance", le poussant à se dévoiler, à faire un miracle... Cela est un glaive d'être allé Lui demander le miracle, sachant les conséquences de sa demande qui allait lancer Jésus dans sa mission visible...
Du moins ce me semble ainsi
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
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