Tout à fait par Gaudium 2026-07-05 14:13:21 |
|
Imprimer |
Canon 1324 - § 1. "L’auteur d’une violation n’est pas exempt de peine, mais la peine prévue par la loi ou le précepte doit être tempérée, ou encore une pénitence doit lui être substituée, si le délit a été accompli : (...) 5° par qui a agi forcé par une crainte grave, même si elle ne l’est que relativement, ou bien poussé par le besoin ou pour éviter un grave inconvénient, si le délit est intrinsèquement mauvais ou s’il porte préjudice aux âmes".
On voit mal comment cette disposition trouverait à s'appliquer, dans le cas qui nous occupe, à la conviction subjective d'un prétendu état de nécessité, alors même que l'autorité légitime, à savoir les autorités romaines, par l'intermédiaire du dicastère pour la doctrine de la foi, et le pape lui-même, a clairement et préalablement fait savoir que ces consécrations épiscopales ne se justifiaient en l'occurrence pas et faisaient encourir à leurs auteurs et ceux qui s'y associent l'excommunication.
On ne peut, pour échapper à une peine canonique (en l'espèce l'excommunication) et aux censures qu'elle implique (l'interdiction de célébrer les sacrements), faire prévaloir sa propre appréciation subjective sur le jugement officiel et public de l'Eglise, dont on a parfaitement connaissance au moment de la commission du délit. Cela reviendrait, en toutes circonstances, partout et pour tous, à neutraliser tout l'arsenal du droit de l'Eglise, car tout le monde peut toujours revendiquer un motif de conscience personnelle contre le jugement pourtant connu de l'Eglise. Ca ne fonctionne pas ainsi, et Dieu merci, sauf à vouloir protestantiser l'Eglise.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|