l'Evangélisation par Anÿa 2025-06-08 17:03:08 |
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Bonjour à tous,
Je me suis inscrite sur votre forum pour discuter de la foi, des Textes et des interprétations qu'on peut en faire, et ainsi avancer sur mon chemin de foi. Alors permettez-moi de me glisser dans cette discussion dont le sujet me préoccupe : l'évangélisation mais au niveau de mon entourage.
En ce jour de Pentecôte, je me suis décidée à réagir au sujet de notre devoir d'apostolat conduit par l'Esprit. C'est le texte ci-dessous de saint Grégoire le Grand qui finalement m'a poussé à parler de mon expérience. Je ne sais pas à qui attribuer la faute de ne pas avoir convainque les gens à qui j'ai parlé de Jésus. Alors je veux en parler un peu avec ceux qui ont une idée sur la question, et je pense que vous avez tous une idée sur la question. Voici mon expérience.
"La parole de celui qui enseigne demeure nécessairement infructueuse si l'Esprit-Saint n'est pas présent dans le cœur de celui qui reçoit ses enseignements.
Que personne n'attribue à celui qui enseigne l'intelligence des vérités qui sortent de ses lèvres car sans la présence de ce Maître intérieur la langue de celui qui enseigne travaille inutilement à l'extérieur.
Le Créateur lui-même ne parle point à l'homme par son instruction à moins que l'Esprit-Saint ne lui parle en même temps par son onction." Saint Grégoire le Grand
Il y a certes une différence entre aller convertir et convertir. Ce n'est pas le courage qui opère la conversion. et d'après mon expérience et ce que je pense en avoir compris ni la prière (pour celui qui devrait écouter le message et celui qui voudrait le transmettre) ni l'Esprit. C'est la personne qui écoute le message. Le message passe si la personne le veut bien. Et elle le veut bien si elle n'est pas pourrie par son orgueil ni/ou le respect humain et/ou blessée ni/ou désespérée de la Miséricorde divine. Dans ces quatre cas, elle va tout rejetée, le message et celui qui essaye de lui parler. Et, à part quelques îlots de miracles, il en est ainsi partout dans le monde.
Je me souvient en particulier d'une personne baptisée, confirmée, qui fait la crèche tous les Noël. Elle m'a demandé un jour de faire le ménage dans la grange de ses parents. J'ai trouvé un crucifix au milieu d'un tas de ferrailles. Je le lui est rendu en lui demandant de l'accrocher chez elle pour lui rappeler que Jésus est toujours là pour elle, qu'elle a une dette envers lui et qu'il aimerait qu'elle la rembourse un peu de temps en temps. J'ai voulu faire ici allusion au "amour pour amour" de sainte Thérèse de Lisieux. Mais je n'ai pas pu finir ma phrase. Rien ne m'avait préparée à l'esclandre qu'elle m'a servit. Quand je lui avait dit que c'était la croix retrouvée chez son père, l'émotion l'a submergée : la croix de son papa chéri ! Mais pour ce qui est de la mettre au mur, "pas question de mettre "ça" sur ses murs !" Et ce n'est pas la peine d'essayer de la convertir, d'autres ont déjà essayer ! Quel fierté d'être athée. Je vous épargne le reste.
Alors, "j'ai secoué la poussière de mes sandales" et je suis sortie.
Tout ça pour ça. Et comment panser les plaies de Jésus ? celles que des personnes comme elle ont ravivées avec leur prétention et leur rejet. Comment j'irai encore percer la tête de Jésus avec leurs épines ?
Ce n'est pas comme si les gens n'avaient jamais entendu parlé de Jésus comme aux temps des Eglises primitives. Ils ont tous la connaissance de l'Evangile surtout l'autre avec son papa chéri qui lui a fait faire 4 ans de cathé (qu'elle a suivi par amour pour son père). Je les laisse à l'Esprit-Saint et à la Miséricorde de Dieu. S'ils en veulent.
Ou si Dieu le veut. Il suffirait pourtant d'un rien venant de Dieu pour que le monde soit converti. Et là je me pose des questions sur la volonté de Dieu. C'est un autre débat que je n'aborderai pas.
Où est-ce que l'Esprit n'est pas ? Et pourquoi ?
Anÿa
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