Vous avez votre propre définition de la liturgie par Candidus 2021-11-19 14:08:21 |
|
Imprimer |
Mais où avez-vous trouvé cette idée absudre qu'un rite liturgique se résume à l'ordinaire de la messe ?
Demandez à n'importe quel liturgiste, consultez n'importe quel manuel de liturgie, n'importe quelle étude portant sur un rite, le propre est toujours considéré comme une partie intégrale du rite.
D'ailleurs, sans vous en rendre compte vous vous contredisez en écrivant que le propre fait partie du missel. Qu'est-ce qu'un missel si ce n'est la mise par écrit d'un rite liturgique, d'une messe. NOM et "missel de Paul VI", VOM et "missel de St Pie V", ne sont-ils pas synonymes ?
Lorsque Dom Guéranger soutient que l'on pouvait établir que l'Immaculée Conception était une vérité de foi avant même sa définition, simplement parce que cette fête faisait partie de la liturgie romaine couverte par l'infaillibilité de l'Eglise, il fait allusion au propre de la fête, pas à l'ordinaire. Il est clair que pour Dom Guéranger le propre et l'ordinaire de la messe constituent un tout indissociable et doivent être mis sur le même plan quant à leur autorité doctrinale.
D'ailleurs, on dit bien "l'ordinaire DE LA MESSE" comme on dit, "le propre DE LA MESSE". Les deux constituent la messe, le NOM, le VOM, le rite cartusien, byzantin, etc. Il n'y a pas d'un côté l'ordinaire qui est la messe et le propre qui ne l'est pas.
Lorsque St Pie V a promulgué Quo Primum cela ne concernait que l'ordinaire de la messe ? Cela ne concernait pas le propre ? Alors le propre de la messe de St Pie V n'a jamais été promulgué puisque vous ne trouverez aucun document pontifical mentionnant cette promulgation.
Vos remarques sur l'Orate Fratres ne tiennent pas. D'abord, la mise au point de Leopardi est valable : "Il faut s'attacher à l'original latin. La traduction française ne concerne qu'elle. En Italie, la phrase est fidèle à l'original latin. Pour être crédible, il faut rester honnête. Critiquer le NOM sur la base des traductions françaises n'est pas crédible."
Ensuite, même la mauvaise traduction français sur le point d'être corrigée est sans ambiguïté. "Prions ensemble au moment d'offrir le Sacrifice de toute l'Église". On parle bien du sacrifice eucharistique qui est sur le point d'être offert et c'est au sujet de CE sacrifice (pas celui du Calvaire même s'il y a une identité entre les deux) que les fidèles affirment qu'il le sera "pour la gloire de Dieu et le salut du monde".
Vous écrivez que rien dans l'offertoire du NOM n'indique que l'Orate Fratres parle du sacrifice célébré "aujourd'hui", tel que cela est indiqué dans le VOM. C'est encore faux, lorsque le prêtre dit l'Orate Fratres, il vient de réciter la prière suivante : "« Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueille-nous : que notre sacrifice, EN CE JOUR, trouve grâce devant toi».
Lorsque j'interroge un pasteur protestant qui concélèbre le NOM et serait près à concélébrer le VOM si on le lui proposait, il me répond : "oui, ces paroles ne correspondent pas à notre foi eucharistique, mais ce qui compte, c'est le bonheur de prier Jésus, de se tourner vers Lui tous ensemble, malgré nos différences". On est bien loin d'une communion dans la foi, c'est tout simplement une communion dans la sentimentalité qui pourrait se réaliser dans n'importe quel rite indépendamment de son orthodoxie.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|