Pour être tout à fait précis par Candidus 2018-03-05 12:50:49 |
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En ce qui concerne ma citation relative à la prière d’origine talmudique à l’origine de l’offertoire du NOM, voici les références :
Le site JewishEncyclopedia.com présente “the unedited full-text of the 1906 Jewish Encyclopedia” : le texte complet, non édité, de l’Encyclopédie Juive de 1906.
Je cite :
BENEDICTIONS (Hébreux, "Berakot") :
(Redirigé à partir de l’article THANKSGIVING [action de grâce ])
Ce qui suit est une liste des bénédictions prescrites dans le Talmud et adoptées dans la liturgie, chacune commençant par la formule “Tu es béni, O Seigneur, Dieu de l’univers !”
Suit une liste de 97 circonstances avec pour chacune une bénédiction particulière qui suit la formule “Tu es béni, O Seigneur, Dieu de l’univers”, dont :
Action de grâce pour les plaisirs
N°69
Bénédiction sur le pain : “... qui nous a donné ce pain fruit de la terre” (Ber. vi. 1, 38a, after Ps. civ. 14
N°70
Sur le vin : “... qui a créé le fruit de la vigne” (Ber. vi. 1).
En ce qui me concerne, je ne considère pas l’offertoire actuel du NOM comme étant, en lui-même, inconciliable avec la tradition liturgique romaine. En effet, le rite romain, jusqu’au moyen-âge, ne connaissait comme prière d'offertoire que la secrète ainsi que cela apparaît dans le Sacramentaire Grégorien : l’Oratio super oblata était récitée silencieusement (d’où son nom) par le célébrant, et pendant ce temps les fidèles chantaient un psaume, le Chant d’Offertoire. Rien de plus. Aujourd'hui, l'antique rite cartusien, dépourvu d'offertoire, témoigne de l'importance secondaire de l'offertoire dans les origines du rite romain.
PAR CONTRE, si l’on se place dans le cadre de l’exigence, tout à fait justifiée, d’un “développement organique” de la liturgie, énoncée par les Pères conciliaires, il en va tout autrement. Il paraît clair que l’offertoire du NOM ne satisfait pas à cette exigence. Je voudrais que l’on me démontre le lien organique qui existe entre cette prière talmudique et les magnifiques prières (certes assez tardives puisque introduites définitivement au XIVème siècle) qui constituent l’offertoire du rite romain traditionnel.
Je voudrais aussi que l’on me montre en quoi “l’utilité de l’Église [exigeait] vraiment et certainement” (Sacrosanctum Concilium n°23) que l’on supprime ces prières vénérables au profit de ces bénédictions talmudiques même si elles ne contiennent rien d’hétérodoxe en soi.
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