Il s'agit de ce Manuel des cérémonies.
On trouve p. 217, cette indication concernant la préparation de l'office du Samedi saint :
Dans les églises où le cierge est d'une grande hauteur, on prépare un autre cierge plus petit, ayant de même cinq trous; on le bénit avec le grand, et on y met cinq grains d'encens plus petits. Il est placé sur un- chandelier près de l'autre, et c'est celui qu'on porte aux fonts, tandis que le grand brûle devant l'autel
.
Ce n'est pas très esthétique liturgiquement parlant mais c'est ainsi admis dans le diocèse de Paris : on bénit dix grains d'encens et le cierge pascal est accompagné d'un "petit frère", sur son chandelier miniature.
On voit dans ce manuel comment se déroule la vigile pascale dans le rit parisien : bénédiction très discrète du feu nouveau par dans le vestibule de l'église ou la sacristie (!) par le prêtre en aube et étole accompagné de ses ministres alors que le clergé est resté au chœur et chante les litanies (on les chantera trois fois ce jour-là).
Ils revêtent ensuite les ornements blancs et se rendent au chœur sans cérémonies pour l'Exsultet. Le cierge pascal (ou les deux cierges) sera allumé avec une flamme tirée des charbons de l'encensoir.
S'agissant de la procession vers les fonts baptismaux, elle se fait précédée par le cierge pascal comme dans le rit romain. Le même artifice consistant à utiliser un cierge miniature a probablement existé un peu partout en Occident, mais je n'ai pas d'élément particulier à apporter ici.
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