Au-delà de la boutade, ce que j'ai voulu dire. par Scrutator Sapientiæ 2013-02-18 21:04:08 |
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Bonsoir XA,
Il m'arrive parfois d'avoir mal aux épaules, d'où mon besoin d'enfoncer alors des portes déjà ouvertes.
Plus sérieusement, il conviendra que l'on m'explique ; nous sommes en présence de catholiques qui, si j'ose dire, à tort ou à raison,
- reconnaissent plus pleinement ou plus volontiers l'autorité magistérielle pontificale de tous les Papes jusqu'à Pie XII inclus que celle de ceux qui ont régné ensuite ;
- semblent avoir plus de mal à dire à quels textes du Magistère contemporain ils accordent une valeur positive que de mal à dire à quels autres textes du même Magistère ils attribuent une valeur négative.
Le dernier Pape qui a droit à toute la confiance et à toute fidélité de ces catholiques est mort il y aura bientôt 55 ans.
Mais c'est sans la moindre hésitation qu'au détour d'une phrase, on lit ceci, qui appelle ou requiert, me semble-t-il, une justification particulière :
" Souvent, ceux qui s’en prennent à la Fraternité Saint-Pie X s’ingénient à la tourner en dérision et à caricaturer sa position ou sa doctrine (laquelle n’est rien d’autre que celle qui a été dispensée par l’Église pendant les siècles) ".
Comment peuvent-ils aussi sûrs que leur position ou leur doctrine "n'est rien d'autre que celle qui a été dispensée par l'Eglise pendant les siècles", notamment sur des problèmes ou des questions qui ont fait leur apparition, ou qui ont pris leur importance, en aval de la mort de Pie XII ?
Je ne dis pas qu'ils ont tort, et je ne dis pas que j'ai raison, je dis qu'à leur place je ne serais pas aussi sûr que cela du fait que ma position ou ma doctrine "n'est rien d'autre que celle qui a été dispensée par l'Eglise pendant les siècles", puisque je ne dispose pas nécessairement d'un mode de vérification prenant appui sur un Magistère pontifical contemporain récent.
Je suis donc demandeur et preneur de la justification particulière que j'appelle de mes voeux, sur cette question, de même que je suis demandeur et preneur de toute indication, qui proviendrait de la FSSPX, et qui porterait sur l'identité des documents du Magistère contemporain qui trouvent grâce à leurs yeux.
Cette question là me tient à coeur ; elle est pour moi plus importante que les questions d'ordre liturgique ; si nous avons le droit de ne pas être totalement d'accord avec telle ou telle position magistérielle contemporaine, dès lors que celle-ci n'a pas un caractère dogmatique, quelle base magistérielle alternative ou antérieure nous permet de dire, d'une manière certaine, que la position ou la doctrine qui découle de ce désaccord "n'est rien d'autre que celle qui a été dispensée par l'Eglise pendant les siècles" ?
C'est cette certitude que je souhaite "interroger" dans son bien-fondé, y compris en faisant remarquer que l'on ne saura jamais l'équivalent magistériel pontifical de ce qui suit.
On ne saura jamais si Spencer GORE aurait disputé sa troisième finale consécutive, à Wimbledon, en 1879, s'il s'était donné la peine de participer, cette année là, à ce tournoi.
Vainqueur en 1877, finaliste en 1878, il décida en effet de ne pas participer au tournoi, l'année suivante...car il trouvait le jeu trop ennuyeux.
Bonne nuit et à bientôt.
Scrutator.
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