gifle évangélique ? par Réginald 2026-10-15 17:59:53 |
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Revenons à saint Thomas. Il reconnaît qu'un prélat peut être repris, même publiquement, lorsque la foi est en danger. Mais il précise que cette correction doit se faire non avec insolence et dureté, mais avec douceur et révérence (IIa-IIae, q. 33, a. 4). Si vous avez une référence où il indique qu'il est permis de mollester les prélats, je suis preneur.
Mais mon meilleur argument, c'est vous-même qui me le fournissez, puisque vous opposez la fidélité à la Tradition à un catholicisme prétendument « ramolli ».
Or, depuis le canon Si quis suadente diabolo du deuxième concile du Latran jusqu'au Code de 1917, l'Église a toujours condamné avec une particulière sévérité les violences physiques exercées contre les clercs, les frappant d'excommunication. Et cette protection était encore renforcée lorsqu'il s'agissait d'un évêque.
Pourquoi ? Parce que l'indignité personnelle d'un ministre ne lui retire ni son caractère sacramentel ni la dignité attachée à son état.
Votre « gifle évangélique » serait donc, à sa manière, parfaitement… progressiste : elle témoignerait d'un singulier mépris pour cette dignité sacerdotale que l'Église d'avant le Concile entendait si jalousement défendre.
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