ah ah ! par Lycobates 2026-08-24 12:43:28 |
|
Imprimer |
Dès qu'on parle de livres ...
Seriez-vous donc comme moi, qui, invité, fait promener son regard (furtif peut-être parfois) sur les livres exposés dans les étagères du salon ? Si ce n'est, ce qui m'arrive souvent, qu'on est invité directement dans la bibliothèque ...
Je n'ai pas vraiment un "Enfer", si ce n'est quelques livres liturgiques ou de théologie ou philosophie parfaitement hétérodoxes. Dans ces cas il s'agit souvent des cadeaux, ou des livres sur lesquels on m'avait demandé mon avis. Ces livres tombent en principe sous une interdiction générale. J'ai une dispense de droit (car on ne saurait plus en obtenir aujourd'hui de légitime) que je présume pour certaines éditions bibliques non catholiques que j'ai toujours gardées hors portée de la bonne. Mais elle n'y aurait jamais regardé, elle n'aurait pas lu la Septante.
Je n'ai pas de livres qui figurent à l'Index, on en a parlé ici, je n'en ai pas eu besoin pour mes études, et si cela aurait pu être le cas (Gibbon p.ex.) je me suis mortifié sans trop de regrets, pour ne pas devoir présumer de dispense.
Mon père qui était romaniste avait des dispenses personnelles pour certaines oeuvres (c'est au cas par cas, via le directeur de conscience) de la littérature française ou italienne et ces livres sont toujours à la bibliothèque familiale.
Il y a assez de livres de belletrie française et italienne indexés, beaucoup moins d'espagnol ou d'allemand, même d'anglais. L'Index fonctionnait sur les indications des Ordinaires, des facultés de théologie, ou de laïcs instruits, rarement Rome en prenait elle-même l'initiative, ce n'était donc pas automatique, et donc parfais assez aléatoire, dépendant du zèle plus ou moins grand d'un pays à l'autre. Je pourrais faire une liste de belleterie allemande qui devrait y être, mais qui n'y est pas, ce n'est plus à l'ordre du jour.
Je ne sais pas trop bien quoi en faire de ces livres, car la dispense fut personnelle et mon père n'est plus, même si sa bibliothèque est encore là . Je les ai répertoriés quand j'ai établi le régistre de la bibliothèque paternelle après son décès, je les ai donc collationnés, mais je ne les ai pas lus. J'entends toujours dire mon père quand je m'apprêtais d'en feuilleter un: "Das ist nichts für dich" "Ce n'est rien pour toi"...
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|