intéressant par Lycobates 2026-08-17 16:25:48 |
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Votre remarque est intéressante et permet de préciser mes propos ce qui est une bonne chose.
Je me suis longtemps posé la question si l'abolition du jeûne eucharistique pouvait tomber sous le pouvoir des clefs. (L'abolition du célibat clérical serait du même ordre, comme l'abolition du missel de 1570.)
Je crois devoir conclure que c'est le cas, puisque nous ne sommes pas dans le domaine strict du dogme, des vérités révélées, mais dans le domaine de la discipline, fût-elle (dans nos trois exemples, le jeûne eucharistique, le célibat clérical et la liturgie) très liée au dogme révélé, et de surcroît d'origine apostolique (pour le missel il faut discerner selon ses parties), et donc de ce fait, en principe, non-abrogeable.
(L'abandon du célibat clérical pour prêtres et diacres, comme l'acceptation du divorce dans certains cas, chez les Orientaux, est un gravissime départ de la discipline évangélique et apostolique)
En principe non-abrogreable, mais quand-même abrogé. Il n'est donc pas exclu que le pouvoir des clefs, sans transgresser ses limites (le dogme strict), ce qui le rendrait illégitime et inopérant, agisse avec une témérité et un manque de prudence gravissimes. Mais témérité ou pas, imprudence ou pas, ce qu'il lie est lié, et ce qu'il délie, est délié (s'il n'est pas illégitime pour d'autres raisons).
C'est sans doute le cas avec cette décision du pape Pie XII, que je reconnais en tant que dernier pape, mais qui fut certainement un des plus mauvais papes des deux siècles écoulés.
Mauvais dans le sens de humainement peu engageant, peureux, faible, vaniteux, influençable, perméable à la flatterie et au mauvais conseils, sans le nécessaire discernement de personnes. La catastrophe du "Vatican II" et des réformes qui ont suivi lui est en grande partie imputable.
Donc oui, nous sommes devant le paradoxe qu'un fait, avoir bu ou mangé après minuit, rende une communion sacrilège avant 1953, et que ce même fait, par un acte du pouvour des clefs, qui délie ce qu'il avait lié avant, quoique émis avec une témérité et un manque de prudence inouïs, cesse de l'être formellement après cette date. "Cause de sacrilèges" encore après dans le sens que cette décision a déclenché le processus de négligences qui a conduit au quart-d'heure actuel, sans aucun doute sacrilège (supposée la validité du sacrement).
Ce paradoxe n'est possible, je le répète, que pour des questions de discipline, mais le fait demeure infiniment regrettable.
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