Merci d'avoir fait un véritable effort pour affronter les vraies questions par Luc Perrin 2026-07-07 19:52:38 |
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même si je peux assez aisément démonter vos objections.
- votre premier argument est surprenant et évidemment inexact : les catholiques chinois ne seraient pas membres de l'Église latine dîtes-vous ! Chacun sait, même Ludwik j'en suis sûr, que les Chinois catholiques sont de rit latin depuis leur évangélisation au XVIe. Il y a peut-être des Chinois appartenant à une Église orientale catholique (là ?) et sûrement quelques Chinois orthodoxes du fait de la présence russe au XIXe dans quelques comptoirs (selon Wikipedia autour de 10000 fidèles en 2016 vaguement rattachés au patriarcat "moscovite").
Tout cela tombe : il n'y a pas d'interne/externe et vous êtes le seul à considérer que les catholiques chinois ne sont pas une affaire interne. Tous les papes vous contredisent. Avez-vous lu la Lettre maintes fois citée par votre serviteur de Benoît XVI de 2007 ? Je crains que non.
Jean Paul II a avait écrit une de même farine.
- votre second argument reprend sous une autre forme, d'autres mots, la version Marchenoir du sens affaibli de l'Église.
"Rome doit aussi mesurer le signal envoyé à l'ensemble du corps ecclésial. Une solution de type « chinois », consistant à entériner de facto une autonomie acquise par une désobéissance prolongée, créerait un précédent délicat. Comment, dès lors, demander à d'autres courants contestant durablement le magistère romain — qu'ils soient en Allemagne ou ailleurs — de demeurer dans la communion, si l'on donne le sentiment que la persévérance dans la rupture finit par être récompensée ?"
Rome a parfaitement mesuré le signal donné depuis Pie XII de garder des liens avec l'Église catholique de rit latin romain qui est en Chine. Benoît XVI a écrit une lettre sur ce signal et François comme le cardinal Parolin ont longuement expliqué leur esprit d'apaisement avec ses imperfections.
Encore faut-il les lire cher ami.
Quant aux "autres courants" cités, diantre, j'attends toujours la plus petite sanction canonique et il n'y a rien en vue chez le cardinal Fernandez, point de monition parue. Il ne fait aucun doute que la "persévérance" non dans la "rupture" mais dans la dissidence - l'Église qui se meurt en terre germanique y est depuis les années ... 1970 - a bien été récompensée. Le synodalisme germanique est devenu ... la charte du catholicisme, sans compter l'Amazone.
Je me souviens de Jean Paul II grondant les nouveaux cardinaux allemands gentiment en ... leur remettant le chapeau.
- " Le traitement des deux dossiers n'emporte pas les mêmes conséquences médiatiques et géopolitiques." Là nous sommes d'accord.
Toutefois pas pour la raison que vous donnez puisque sa prémisse "interne/externe" est fausse cf. ma réfutation ci-dessus.
Nous sommes donc très loin du CIC, du sens affaibli de l'Église, de l'Aquinate, Bellarmin, de la théorie du mandat, des états de nécessité et du tutti quanti théorico-canonique.
Nous sommes dans l'humain trop humain.
Ceci dit j'ai développé l'idée d'un lien encore plus humain avec les Midterms de 2026, jetez un coup d'oeil : à médiatiques, géopolitiques, il faut peut-être ajouter financières. La charité, la miséricorde envers le schisme déclaré pour Menzingen pourraient être onéreuses aux USA alors que l'esprit d'apaisement envers les Chinois patriotiques ne coûte pas un renminbi ou un $.
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