[réponse] par Signo 2026-06-03 10:12:29 |
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Je ne fais qu’avancer des évidences confirmées par l’histoire. Vous évoquez la crise donatiste, mais vous auriez pu aussi évoquer la crise arienne durant laquelle les évêques hérétiques étaient largement majoritaires et les évêques catholiques réduits à une petite minorité. Dire que l’indéfectibilité de l’Eglise se manifeste dans une minorité (je n’ai pas parlé de la FSSPX mais je parle bien de clercs et de fidèles en régularité canonique : Mgr Schneider et d’autres évêques, certains cardinaux, les communautés et surtout les monastères traditionnels, mais aussi dans une certaine mesure les Eglises orientales, car je rappelle qu’il n’y a pas que des Latins dans l’Eglise catholique) ne signifie évidemment pas qu’elle aurait péri partout ailleurs, ni qu’elle aurait perdu sa catholicité, ni qu’elle ait été vaincue ou déracinée, bien au contraire. Cette indéfectibilité se manifeste aussi dans la permanence de la validité sacramentelle dans l’ensemble de l’Eglise et par un Siège romain préservé d’une faillite doctrinale complète.
De même qu’un fidèle baptisé en état de péché mortel ne cesse pas pour autant d’être membre de l’Eglise, de même un clergé amorphe, ambigu, faible ne cesse pas pour autant d’appartenir à l’Eglise. Il est simplement un membre malade qui a besoin d’être guéri. Il ne manifeste certes pas l’Eglise dans sa plénitude traditionnelle, mais il en demeure membre et conserve la possibilité de retrouver la plénitude perdue, conservant en lui-même une indéfectibilité minimale.
Ce n’est pas parce que Mgr Schneider subit des critiques qu’il ne fait pas partie de la portion de l’épiscopat qui manifeste l’indéfectibilité de l’Eglise… à moins que vous ne considériez la FSSPX comme une référence faisant autorité dans le domaine ?
Vous donnez l’impression de me considérer comme adhérent sans réserve aux positions de la FSSPX, il me semble pourtant avoir été clair dans chacune de mes interventions sur ce que je pense réellement de cette communauté et de ses dérives (indépendamment de la question des sacres).
Quant à la bulle Auctorem fidei, la proposition condamnée s’inscrit dans une époque et un contexte particulier, en l’occurrence le concile de Pistoie. Sans même entrer dans le détail de la question, la bulle ayant été écrite à la fin du XVIIIe siècle, « les derniers siècles » portent donc sur les siècles précédents le XVIIIe siècle, et non pas sur notre époque. Remettre un texte dans son contexte historique pour ne pas commettre d’anachronisme est la base de la méthode interprétative…
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