une voix dans le débat qui n'anathémise pas, c'est déjà par Luc Perrin 2026-03-18 17:19:26 |
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un progrès et c'est surtout ce que je retiens en positif de la démarche, louable dans son principe je le souligne, du Père abbé de Solesmes. Même si l'inculture est grande à Rome et au-delà de nos jours en matière de liturgie, le nom de Solesmes doit encore avoir quelque écho chez certains membres de la Curie.
Sur le fond, la proposition est dans la continuité solesmienne de dom Prou, membre éminent de la Minorité à Vatican II qui a fait le choix de la ligne Siri : "l'herméneutique de la réforme dans la continuité" avant que Benoît XVI ne forge la formule en décembre 2005.
Revenir si possible à la lettre de Vatican II et de Sacrosanctum concilium, en se saisissant de l'occasion offerte par la crise ouverte du fait de l'abus papal que représente Traditionis custodes de 2021.
C'était ce que concédait en 1971 Paul VI (indult Agatha Christie) via l'interprétation de Mgr Bugnini CM dans la lettre d'accompagnement restrictive : l'Ordo missae traditionnel avec des altérations de 1965 et 1967.
Comme les engagements sans cesse trahis des USA, les "négociations" qui servent de couverture à des actes de violence et barbarie, la crise de confiance créée par T.C. et les propos du cardinal Roche, toujours en place - petit clin d'oeil à Signo sur le temps qui passe - encore lors du dernier Consistoire, difficile du côté tradi de ne pas se cabrer au propos de l'abbé de Solesmes quant à la pérennité de la solution qu'il suggère.
Quand il laisse entendre lui-même que tout cela serait évolutif, une étape ... vers quoi ?
La direction sincèrement souhaitée par Solesmes depuis 1969 d'une application "à la rigueur" et d'un retour à la lettre de la Constitution conciliaire est-elle celle voulue par Son Éminence le cardial Roche ?
Clairement non.
Les tradis seraient une fois encore les dindons de la farce tandis que les tenants de l'anarchie néo-liturgique auraient, comme toujours, toute liberté.
Saluons donc le geste empreint de bienveillance, saluons la constance de Solesmes dans la recherche de la quadrature du cercle mais reconnaissons que cette position valable en 1965-1975 est dépassée par l'état de l'Église aujourd'hui.
C'est autour de Summorum Pontificum, sur le principe, et d'un statut canonique (loi particulière) que l'issue aisée quant au fond est à élaborer.
L'abbé de Solesmes, incomplètement, rejoint à sa façon la formule de Mgr Lefebvre "laissez nous faire l'expérience de la Tradition" en matière liturgique aussi.
La cohabitation au sein du N.O.M. de centaines de milliers de formes, presque une par célébrant/communauté, les liturgies catholiques orientales on ne peut plus légitimes, font que de facto et de jure le pluralisme liturgique règne (et il est traditionnel dans son principe).
Il reste à faire admettre aux sectaires nomistes, aux Guérangériens de tout bord qui ne veulent voir qu'une seule tête, que la diversité en liturgie est l'image de l'Église catholique, apostolique et romaine.
La recherche de la "paix liturgique" (clin d'oeil) est là comme ailleurs la seule voie à suivre.
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