Mgr Lefebvre… par Signo 2025-03-14 18:17:49 |
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… a dit tout et son contraire sur le Concile.
Il y a eu un moment où il n’était pas si loin de la position ratzingérienne: acceptation du concile interprété à la lumière de la Tradition, avec simplement la réclamation de la possibilité de faire l’expérience de la Tradition face aux nouveautés destructrices.
Et puis à un autre moment il a tenu des propos proches du sédévacantisme.
Il est frappant que jamais PERSONNE ne me répond sur les contradictions parfois frontales entre ce que dit le concile et ce qui a été fait en son nom.
Le concile demande de mettre le grégorien à la première place et de garder le latin, le grégorien à été supprimé, le latin a disparu.
Le concile demande que les études ecclésiastiques se fassent avec saint Thomas d’Aquin pour maître, partout le thomisme a été abandonné.
Le concile présente la religion catholique comme « la seule vraie religion » et rappelle l’obligation morale de chercher la vérité et d’y adhérer, au contraire on a partout prêché le relativisme.
Le concile rappelle l’importance primordiale de l’évangélisation, aujourd’hui on a des évêques bien en vue qui nous expliquent « qu’il ne faut pas évangéliser ».
L’ecclésiologie de Lumen Gentium et sa revalorisation de l’épiscopat contredit le synodalisme actuel, etc.
En réalité l’opposition en bloc au concile relève de la paresse intellectuelle et d’une attitude de défiance envers le magistère qui n’est pas défendable d’un point de vue catholique. En réalité le concile n’est pas un bloc insécable. C’est un ensemble de textes disparates d’autorité variable et qui ont été rédigés dans des atmosphères très différentes.
Rendez vous compte qu’en 1962-1963, au tout début du concile durant les discussions sur la liturgie, le grand débat est de savoir s’il faut traduire ou pas en vernaculaire les lectures et notamment l’Evangile. Il n’est pas encore question du canon et certainement pas d’un abandon complet du latin! Or dans sa lettre accompagnant la publication du NOM en 1969, Paul VI acte l’abandon du latin et le grégorien, en contradiction flagrante avec Sacrosanctum Concilium publié quatre ans plus tôt. Cette contradiction s’explique, non par un quelconque « complot », mais tout simplement parce que nous sommes dans les années 1960 et que les mentalités dans les sociétés européennes évoluent à toute vitesse sous l’effet des transformations sociales d’une radicalité inédite. Ce qui était impensable quelques années plus tôt devient une évidence à la fin des années 1960. Il y a un phénomène d’emballement qui explique les contradictions entre les premiers textes conciliaires et l’application de la réforme à partir de 1970.
Il est heureux que le texte sur la liturgie ait été publié en 1963, au tout début du pontificat de Paul VI (l’essentiel ayant été préparé sous Jean XXIII, plutôt conservateur sur les questions liturgiques). Publié à la fin du concile en 1965, il n’aurait peut-être pas contenu la mention du grégorien… c’est donc une question de calendrier. C’est ce qui explique l’orthodoxie et la qualité des textes ayant le plus d’autorité: ils ont été publiés au début du concile. Comme par hasard Gaudium et spes a été publié l’année de la clôture, en 1965…
Le Père Eugène de Villeurbanne est-il un progressiste ?
Si le concile nous donne raison et nous offre la possibilité de combattre en son nom les nouveautés dangereuses, pourquoi s’en priver ?
Notre ennemi c’est le modernisme progressiste, pas le concile Vatican II, pas le magistère de l’Eglise!
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