La foi au 18e, une armoire vermoulue par Vox clamantis 2021-02-21 14:53:52 |
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La Révolution a eu l'effet qu'elle a eu parce que la foi était affaiblie.
Mais le substrat culturel était bien présent.
C'est comme une armoire vermoulue : vous ne vous demandez pas si elle existe ou pas : elle est là, vous la tenez de votre grand-mère qui elle-même etc., et vous n'envisageriez pas de mettre votre linge ailleurs. Mais un jour, vous déménagez (c'est la révolution), et elle vous reste littéralement entre les mains.
Par ailleurs, je crois que nous ne parlons pas de la même chose.
Je vous dis "le jeûne n'est devenu un marqueur identitaire qu'au 19e par suite de la pastorale épiscopale et des progrès de l'agriculture et de l'approvisionnement".
Vous me répondez "mais la foi était fragile au 18e siècle". De fait oui, personne ne le conteste.
Simplement à l'époque l'identité catholique n'était guère un enjeu, et le respect du jeûne n'en était pas un ingrédient important. Après, je concède volontiers que la foi était fragile en bien des lieux, notamment parce que faite de pratiques purement extérieures, culturelles.
À l'inverse, dans certaines zones, la déchristianisation voulue par la Convention s'est heurtée à un terreau d'un christianisme particulièrement vivant : par exemple les lieux de mission du Père de Montfort et de ses suiveurs. Mais justement c'est sur d'autres éléments que le jeûne que portaient ces missions : lutte contre la danse, le théâtre, la lecture de romans, le commerce des garçons et filles entre eux, surtout lutte pour la prière quotidienne, pour la confession régulière...
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