entre "luthériens" Gaius, on se comprend alors par Luc Perrin 2021-01-31 16:43:05 |
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Willkommen au club luthérien.
"Ce que je tentais d'exprimer c'est que si François, Innocent ou n'importe qui d'autre me prêchait un autre Evangile que celui de Jésus-Christ, je m'empresserai de ne pas le suivre. " (Gaius devenu luthérien)
Je vous ai fourni une citation biblique où le Christ prêche son Évangile qui n'est pas le Catéchisme révisé du Pontife régnant et vous n'avez pas abordé le sujet. Pratiquement toute la Bible fait du culte des idoles une "abomination", l'abomination des abominations. Le Christ rappelle le premier commandement, qui va de soi pour un juif et un chrétien, avant d'analyser le second. Il n'y a pas de pluriel ni de déesse dans le premier commandement (dans aucune édition du texte biblique, vous pouvez vérifier).
Vous dîtes aussi avoir connu Mgr Lefebvre. Dont acte je vous pensais vraiment jeune et ne connaissant pas grand chose au traditionalisme devant le caractère déconcertant de vos avis, qui relèvent de la vulgate néo-moderniste de La Croix ou d'un discours du cardinal Kasper ou de Cupich.
Vous avez dû ne pas suivre Mgr Lefebvre à partir de 1962, je salue votre très grand âge, pour penser qu'il aurait ratifié la néo-liturgie romaine de 1969 et ensuite, le dialogue interreligieux et Dignitatis humanae. Cher compagnon en "luthéranisme", je vais sûrement vous choquer mais non, Mgr Marcel Lefebvre a maintenu sa critique jusqu'à sa mort (1991) même quand il a pour une nuit signé le protocole d'accord du cardinal Ratzinger de 1988. Un "luthérien" de plus ...
Ma chapelle "luthérienne" est celle du pape (luthérien) Benoît XVI dans son homélie pour la prise de possession de la cathédrale du Latran. Je vous invite à la méditer en plus de la Bible (pour n'y pas voir la peine de mort, il faut une vue bien basse). Citons ce texte majeur du théologien "luthérien" devenu évêque de Rome :
"Cette autorité d'enseignement effraie un grand nombre d'hommes à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise. Ils se demandent si celle-ci ne menace pas la liberté de conscience, si elle n'est pas une présomption s'opposant à la liberté de pensée. Il n'en est pas ainsi. Le pouvoir conféré par le Christ à Pierre et à ses successeurs est, au sens absolu, un mandat pour servir. L'autorité d'enseigner, dans l'Eglise, comporte un engagement au service de l'obéissance à la foi. Le Pape n'est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire: le ministère du Pape est la garantie de l'obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l'Eglise, à l'obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d'adaptation et d'appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme. C'est ce que fit le Pape Jean-Paul II lorsque, face à toutes les tentatives, apparemment bienveillantes envers l'homme, face aux interprétations erronées de la liberté, il souligna de manière catégorique l'inviolabilité de l'être humain, l'inviolabilité de la vie humaine de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La liberté de tuer n'est pas une véritable liberté, mais une tyrannie qui réduit l'être humain en esclavage. Le Pape est conscient d'être, dans ses grandes décisions, lié à la grande communauté de foi de tous les temps, aux interprétations faisant autorité qui sont apparues le long du chemin du pèlerinage de l'Eglise. Ainsi son pouvoir ne se trouve pas "au-dessus", mais il est au service de la Parole de Dieu, et c'est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu'elle ne soit pas rendue vaine par les changements continuels des modes. " (homélie du 7 mai 2005)
Tout est dit mais j'ose ajouter après cette atomisation de la vision ultramontaine exagérée, explicitement rejetée par Vatican I et bien évidemment à Vatican II, cette papimanie ou papolâtrie repoussée par les Églises protestantes et Orientales séparées de même - j'ajoute donc que pratiquement tous les théologiens catholiques contemporains, je ne vois pas d'exception sur le moment, de toutes les disciplines et de tous les pays, répètent que la "théologie catholique est à la fois confessante et critique". J'y souscris bien évidemment.
Tous luthériens et luthériennes alors de Christoph Theobald sj au P. Valadier sj à Mgr Morerod, à Hans Küng,aux cardinaux Kasper, Müller, Burke ? Sans doute si on vous suit.
Avec une Église catholique composée de 99,9 % de "luthériens", vous allez vous sentir un peu isolé. Vous pourrez aisément respecter les distances et gestes barrière, c'est le bon côté de la chose.
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