Se pose en effet la question de l'influence du "péché originel". par Scrutator Sapientiæ 2015-09-07 06:42:37 |
|
Imprimer |
Bonjour et merci, Ion.
Se posent en effet
- la question de l'attention accordée aux conséquences du péché originel, notamment en matière religieuse, par le Concile Vatican II,
- la question de l'importance et de l'influence des conséquences du péché originel sur la crise du christianisme catholique contemporain,
- la question du ou plutôt des "faits générateurs" qui sont à l'origine (non contemporaine d'Adam et d'Eve, mais contemporaine de l'avant-Concile), de l'aggravation, ou en tout cas de l'accentuation de cette crise, probablement pas dans toute l'Eglise, d'ailleurs, depuis, disons, 1945.
En un sens, l'Eglise catholique connaît et subit des crises depuis bientôt 2000 ans ; en ce sens, l'histoire de l'Eglise est aussi l'histoire de ses crises, divisions, fractures, problèmes, tendances. Mais qui peut nier que la crise actuelle (dont on peut dire, si on la considère dans sa plus grande extension, qu'elle a commencé à la fin du XIX° siècle, avec la crise moderniste), soit d'une nature "un peu" particulière ?
Par ailleurs, il est déjà arrivé, dans l'histoire de l'Eglise, qu'un Concile échoue, ou en tout cas s'avère infructueux (Latran V), et qu'il faille en réunir un autre, quelques décennies après (Trente). Que se serait-il passé, si Latran V avait été idéalisé, et si cette survalorisation avait fait obstacle à la réunion d'un autre Concile ?
Enfin, il ne s'agit pas pour moi, de parler, à propos de Vatican II, d'une infécondité intentionnelle, laquelle serait le fruit d'une décision perverse, mais il s'agit pour moi de pointer du doigt la difficulté et la nécessité de remédier à un certain type d'aggravation de la situation, depuis la clôture du Concile,
- alors que les Papes et les Pères du Concile ont eu plutôt tendance à espérer que du Concile résulterait, presque "spontanément", une amélioration de cette situation,
et
- alors que bon nombre de ces tentatives de remédiation d'inspiration un tant soit peu "identitaires" ou "normativistes", même quand elles ne sont pas en contradiction avec la lettre du Concile, sont minimisées ou neutralisées, ou encore soupçonnée d'être plus contraires que conformes à "l'esprit du Concile", dans le contexte européen et/ou occidental, par ceux-là mêmes qui sont chargés de mettre en oeuvre ces tentatives de remédiation d'une manière honnête et loyale.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|