Comment un aussi bon Concile a-t-il pu être aussi mal appliqué ? par Scrutator Sapientiæ 2015-09-06 15:04:48 |
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Bonjour et bon dimanche, Signo.
Je n'ai jamais eu de réponse convaincante à quelques questions pourtant simples :
a - si le Concile, considéré globalement, est aussi bon qu'on le dit fréquemment, comment un aussi bon Concile, aussi bien mis en forme, aussi potentiellement clarificateur et consolidateur de son propre contenu, de sa propre direction (qui n'est d'ailleurs pas avant tout la sienne, mais qui a vocation à être celle de l'Eglise catholique, depuis bientôt 2000 ans),
- a-t-il pu se prêter à un tel contournement de ses dispositions, ou à un tel détournement de sa finalité,
- a-t-il pu être aussi mal expliqué et appliqué, aussi mal interprété et utilisé,
d'abord par ceux-là mêmes qui l'ont mis en forme, puis en oeuvre, ensuite par leurs continuateurs, depuis bientôt 50 ans ?
b - si le "Concile des médias" a pris l'avantage sur le "Concile des Pères", au point de déposséder les évêques présents au Concile de la possibilité de mettre en oeuvre le Concile d'une manière respectueuse de son inspiration et de son orientation fondamentales, pourquoi ces évêques se sont-ils globalement laissés faire, et pourquoi au moins un Pape, Paul VI, a-t-il, lui aussi, globalement, laissé faire ?
Ce ne serait pas, "PAR HASARD", parce que le Concile, en tant que tel, compte tenu de son style et de ses thèmes, a plus amoindri que fortifié les capacités de résistance des catholiques, face à l'esprit du monde ?
c - à trop vouloir essayer de faire croire que le Concile est innocent, et que l'après-Concile est coupable, ou que le Concile n'est pas encore appliqué (et que l'on ne peut donc pas encore juger l'arbre à ses fruits, l'arbre n'ayant pas encore été vraiment planté...) on en finit par inspirer la question suivante : si c'est vrai, et que c'est reconnu en tant que vrai, pourquoi donc les évêques les mieux intentionnés sont-ils si peu nombreux, et ont-ils autant de mal, à mettre en place les dispositifs doctrinaux, liturgiques, pastoraux, de remédiation à l'après-Concile, afin que cette remédiation permette de renouer avec "la source féconde" ?
d - enfin, la mise en oeuvre du "vrai" Concile, au détriment, libérateur (mais pas libératoire !), de la soumission au "faux" Concile, est-elle vraiment comprise dans les mêmes termes par tous, alors que l'on commence à entendre, depuis l'automne 2014, des discours selon lesquels le recentrage réalisé par Jean-Paul II et par Benoît XVI est plutôt caractéristique d'un éloignement que plutôt caractéristique d'une fidélité, vis-à-vis de "l'esprit de l'Evangile", appellation actualisée de "l'esprit du Concile" ?
Merci beaucoup pour toute remarque ou suggestion, au contact de ces questions, bon dimanche et à bientôt.
Scrutator.
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