Dans le mille! par PEB 2013-07-05 08:27:28 |
|
Imprimer |
La question de Vatican II est donc celui de la possibilité d'un dialogue avec la modernité ambiante. Le pari des pères conciliaires était qu'il fallait remettre à jour l'évangélisation pour permettre à l’Église de continuer à moissonner dans le monde.
L'alternative est l'enfouissement dans les catacombes de la vie civile en bâtissant une contre-cité catholique minoritaire. Car la modernité englobe tout ce qu'elle touche.
En ce cas, l’Église produite par Vatican II est dans l'erreur, étant dans l'erreur, elle est perdue, étant perdue, elle est hérétique et apostate, étant hérétique et apostate, elle n'est plus l’Église fondée sur le Christ. De fait, l’Église est totalement éclipsée, la succession apostolique interrompue, les sacrements invalides et les sièges, dont le Premier, sont vides.
Je ne pense pas qu'avec Vatican II, l’Église soit tombée dans l'idéologie moderniste. Mgr Karol Wojtila, à l'époque auxiliaire polonais, savait trop que le socialisme (national ou international) était une production typique et totalitaire du modernisme.
Au contraire, la chute de la pratique religieuse des années Paul VI n'est sans doute pas une conséquence de Vatican II mais de la modernité elle-même. Vatican II aura donné aux fidèles le moyen de garder la foi dans notre époque troublée dans une Église plus resserrée mais plus militante et, en tous cas, préparé aux combats d'aujourd'hui. A ce titre, nos jeunes veilleurs que nous admirons tant sont les enfants de Vatican II. Le bienheureux Jean-Paul II, appelant à une révolution de l'amour, est, pour eux, un modèle de résistance à l'idéologie.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|