Mgr De Smedt, dans le rapport au Concile du 19 novembre 1965, a déjà clairement dit que
Vous ne pouvez vous appuyer sur cette "relatio" de Mgr De Smedt. A ma connaissance, elle n'est pas datée du 19 novembre 1965, mais du 19 novembre 1964. Le schéma sur la liberté religieuse était encore en discussion dans l'aula conciliaire, et justement ce point était fortement contesté, en particulier par un certain Mgr Wojtyla et d'autres évêques polonais qui voyaient là la porte ouverte pour les régimes communistes à restreindre la liberté de l'Eglise au nom d'un prétendu "ordre public" issu d'une idéologie corrompue. (intervention le 20 Septembre 1965 dans l'aula).
Mais je peux me tromper sur les dates et confondre les interventions de Mgr de Smedt dans la mesure où il a été le rapporteur officiel du schéma pendant toute la longue période de sa discussion. Avez-vous des références exactes ?
Monsieur, vous devez en informer Benoît XVI, car il n'est pas du même avis.
Je pense que Benoît XVI n'ignore pas ce qui a été écrit dans la réponse aux Dubia, dans la mesure où elle a été rédigée par la CDF, et en grande partie par le Cal. Ratzinger qui en était le président à l'époque.
La Chiesa non cerca privilegi, né vuole intervenire in ambiti estranei alla sua missione, ma semplicemente esercitare questa missione con libertà
Dans ce
discours, Benoît XVI vient juste de parler de divers cas où la liberté religieuse des catholiques est menacée (enseignement sexuel, attentats en Orient, loi contre le blasphème au Pakistan, situation de l'Eglise en Chine, laïcisme, droit à l'objection de conscience). Il vient également de mettre en avant "la fécondité des oeuvres de l'Eglise catholique" en diverses matières sociales.
Dans ce contexte, il écrit :
La promotion d’une pleine liberté religieuse des communautés catholiques est aussi le but que recherche le Saint-Siège quand il conclut des Concordats ou autres Accords.
Et un peu plus loin :
Devant cet illustre auditoire, je voudrais enfin redire avec force que la religion ne constitue pas pour la société un problème, qu’elle n’est pas un facteur de trouble ou de conflit. Je voudrais répéter que l’Eglise ne recherche pas de privilèges, ni ne veut intervenir dans des domaines étrangers à sa mission, mais simplement exercer celle-ci avec liberté.
Il milite donc évidemment pour la liberté de l'Eglise catholique. Et le contexte éclaire bien qu'il favorise la religion catholique par rapport aux autres religions.
De plus, le degré d'autorité d'un tel discours n'a rien à voir avec celui d'une déclaration comme DH.
Cordialement
Meneau