traditionalisme et progressisme par Quaerere Deum 2012-02-04 11:44:00 |
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«C'est cette asymétrie, en réalité, qui est la plus choquante, depuis bientôt un demi-siècle : critiquer le Concile avec des arguments et à visage découvert continue à être considéré, dans le meilleur des cas, comme un acte d'indiscipline caractérisé, inacceptable ou inadmissible, tandis que "savonner la planche" du Concile, sous les pieds de l'Eglise, semble continuer à être considéré comme l'expression d'une marge d'appréciation légitime, avec des "abus" ou des "excès" plus ou moins supportables ou tolérables, dans le cadre de la mise en oeuvre du Concile, compte tenu de la compatibilité a priori existant entre celui-ci et la manifestation de la diversité des aspirations et des situations locales... »
D'abord, dire que les excès et les abus ne sont tolérés est une contre-vérité. Jean-Paul II a suffisamment fait de rappels à l'ordre, par exemple Veritatis Splendor ou Redemptionis Sacramentum.
Ensuite, ce n'est pas parce qu'il y a des excès et abus d'un côté que d'autres attitudes intolérables doivent être tolérées de l'autres côté.
Puisque la FSSPX se veut être un modèle catholique en se plaçant au dessus des autres, qu'elle le soit dans les faits, et ensuite elle pourra donner des leçons.
On reproche aux progressistes de vouloir mettre de côté un pan de la doctrine catholique pour des raisons eucuméniques, et aujourd'hui on voudrait que l'Eglise mettre de côté une partie du magistère pour le rapprochement avec la FSSPX, c'est un comble !
En fin de compte, traditionalisme et progressisme sont deux oppositions vaines, deux faces d'une même erreur, d'une même incompréhension de la Tradition.
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