L'esprit de sacrifice par le torrentiel 2011-10-21 23:40:42 |
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Lorsqu'on insiste à juste titre sur la notion de "sacrifice de la messe", on ne voit souvent pas que la participation à l'unique Sacrifice du Christ nous oblige d'y associer celui de notre "coeur brisé", broyé, humilié, non de redresseur de tort, posture dans laquelle il nous arrive plus souvent qu'à notre tour de regarder le monde, mais de pécheur qui sème le trouble dans ce monde et qui a besoin du christ pour se réparer, y compris dans l'influence néfaste qu'il risque d'exercer sur le monde.
Bref, pas de participation au sacrifice du christ sans sacrifice de notre coeur, et pas de sacrifice de notre coeur sans reconnaissance que, sans le christ, nous ne sommes que des fauteurs de trouble dans le monde. Or pas de Présence en nous du christ si nous cessons, y compris en dehors de la messe, de laisser briser notre coeur aux peines du monde, douleurs des autres et sentiment d'indignité, de maladie de notre âme, de notre âme qui appelle et a besoin du médecin qu'est le christ.
D'autre part, je ne sais pas ce que l'on peut reprocher au terme de transsubstantiation, sinon son hermétisme mystagogique; mais je doute que le terme de "symbole" soit plus adéquat. Car il n'y a pas que le sens premier qui en sera retenu. Le sens du symbole comme archétype, très en vogue depuis Jung, risque lui aussi de prêter à confusion.
De fait, le Sacrement du christ n'a rien à voir avec les archétypes, comme l'emploi abusif du mot symbole pourrait le laisser penser, en un retournement du Sacrement qui pourrait amener d'aucuns à croire que c'est nous qui faisons exister le sacrement parce que nous y croyons, alors que le Sacrement est par excellence l'expression de la Grâce du christ qui descend vers nous.
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