la messe n'est pas vraiment un sacrifice; la transubstantiation est un symbole par jejomau 2011-10-21 15:11:08 |
|
Imprimer |
Inutile de commenter plus longtemps ce que l'on peut trouver sur le site du diocèse de Poitiers. Le Père Yves-Marie Blanchard, qui porte une jolie cravate, nous sert sa théologie à deux sous : ICI ou encore ICI.
L'affaire est très sophistiquée . Prenons l'exemple de la messe version Yves-Marie( tutoyons-nous ) :
1° étape : "Il s'agit bien de la rencontre réelle du Ressuscité" que nous faisons dans l'Eucharistie. Bon.
2° étape : "Mais..." Il y a donc un mais ?? Oui : il ne s'agit plus d'abord du Christ, vrai Dieu et vrai homme, 2° personne de la Trinité, qui réalise ce Mystère . Non, il s'agit surtout d'une interprétation modernisée (en quelque sorte) pour les païens de la part des juifs afin de leur apporter "la Loi de Moïse" (je cite). Il est d'ailleurs catégorique : "On est, de toutes façons, à l’opposé dune logique sacrificielle traditionnelle "
3° étape : "Dans cette optique, toute la vie de Jésus a valeur de sacrifice, jusqu’au don total à l’heure de la croix. D’ailleurs, les récits de multiplication des pains soulignent le rapprochement avec le dernier repas. L’existence humaine de Jésus est tout entière sacrificielle : le chrétien a vocation à suivre le Christ sur les chemins d’une vie donnée à Dieu dans le service des frères". Rien de ce qu'il dit là n'est vraiment faux. C'est en effet une interprétation que l'on peut transmettre. On notera que Teillard de Chardin, jésuite, affectionnait pariculièrement cette façon de voir... Mais ce que veut souligner Yves-Marie, c'est surtout l'analogie existante entre la vie du Christ et ce qui est vécu dans l'A.T .. Un peu comme si "on" avait écrit un joli livre au temps du Christ synthétisant le vécu d'Israël...
4° étape : C'est la conclusion. Et c'est là que cà devient très nébuleux à expliquer . On est dans la noospère de Teillard de Chardin.. Un jésuite... (tiens..). Je vous livre tout sans commentaires. L'art d'expliquer que la messe est un "sacrifice" sans être vraiment un sacrifice mais bien une communion qui envisagée sous l'angle de.; etc.. etc... Bref, voilà : "L’eucharistie est donc bien d’abord le repas de communion au Christ ressuscité, présent par sa parole et dans les « espèces » du pain et du vin consacrés. Mais le Christ n’est ressuscité que pour être d’abord le crucifié, dont la vie donnée par amour dénonce et retourne contre elle-même la logique humaine de violence et de sang. En ce sens, le repas du Seigneur actualise le sacrifice du Christ, c’est-à-dire ce don total par lequel Dieu manifeste son engagement définitif aux côtés de l’homme et sa pleine victoire sur toutes les forces du mal.
Il n’est donc pas interdit de parler de « sacrifice de la messe », à condition de préciser de quoi on parle… Les mots religieux traditionnels ne conviennent au christianisme qu’au prix d’une radicale conversion de leur signification. Tel est bien l’enjeu de la théologie comme herméneutique des énoncés de la foi chrétienne"
Mais cette conclusion est logique de sa part . La divinité du Seigneur est niée dès le départ : on a un Christ qui donne sa vie et auquel il faut ressembler et en ce sens il y a un sacrifice (vous m'avez compris).
Le deuxième but, c'est également de tenter de se rabobicher avec le judaïsme .
...Celà me fait furieusement penser à tous ces penseurs en tablier et en équerre...
Ce que doit croire et tenir tout catholique depuis le Concile de Trente et rappelé par Vatican II :
1651. Si quelqu'un dit que dans le très saint sacrement de l'eucharistie ne sont pas contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang en même temps que l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ et, en conséquence, le Christ tout entier, mais dit qu'ils n'y sont qu'en tant que dans un signe ou en figure ou virtuellement qu'il soit anathème .
1652. Si quelqu'un dit que, dans le très saint sacrement de l'eucharistie, la substance du pain et du vin demeure avec le Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus Christ, et s'il nie ce changement admirable et unique de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, alors que demeurent les espèces du pain et du vin, changement que l'Eglise catholique appelle d'une manière très appropriée transsubstantiation : qu'il soit anathème .
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|