un peu d'histoire aide beaucoup par Luc Perrin 2011-05-14 13:46:15 |
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"Mais depuis quand une autorité, fut elle celle du pape, a-t-elle reçu un quelconque pouvoir de faire légitimement quelque chose que notre abbé reconnaît comme "formellement condamnable"?" (Romanus)
Sixte-Quint promulgue une Vulgate révisée bourrée d'erreurs ajoutées,plusieurs par lui-même sa responsabilité personnelle étant engagée dans cette affaire, quoi de plus "formellement condamnable" ? Son successeur fait mettre les volumes au pilon presto et refaire le travail bâclé et fautif.
Canoniquement les formes avaient été respectées par le Pontife pressé, cette révision était prescrite par le concile de Trente. Le médiocre missel paulin ressemble beaucoup à la calamiteuse Vulgate de Sixte-Quint.
Jean-Paul II aurait dû mettre le missel de 1969 au pilon c'est un fait, le scandale continue hélas puisqu'il a préféré des retouches cosmétiques qui en maintiennent tous les défauts en 2000/2002. Cela ne nous dit rien de plus.
Ce qui est pose question est ce que le cardinal Ratzinger a rejeté : ce n'est pas la promulgation d'un missel médiocre mais l'interdiction du précédent qui, lui, était le fruit d'une longue tradition, fruit mûrement éprouvé et sain/saint.
C'est cette interdiction que Benoît XVI, sans la nommer, juge nulle et non avenue dans Summorum Pontificum, agissant comme autrefois Clément VIII à l'égard de Sixte-Quint.
Comme je l'avais relevé, le Motu proprio désavoue discrètement mais tout de même un acte antérieur - l'interdiction - qui lui apparaît comme illégitime. L'existence même du missel nouveau Paul VI-Jean-Paul II n'est pas "illégitime", elle relève de la faiblesse humaine, de la part humaine de l'Église, révisable et perfectible.
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