Le sentiment d’un gâchis par Réginald 2026-05-29 09:01:56 |
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Merci, cher Luc, pour cette précision historique.
J'ai pris la peine de relire l'ensemble de la correspondance de 1988 mise en ligne sur le site de la FSSPX, et je vous rejoins sur un point : la formule des « vingt-quatre heures » simplifie excessivement une séquence qui fut en réalité beaucoup plus progressive.
Cette correspondance est d'ailleurs ce qui nourrit mon interrogation. Car, même après le 6 mai, les choses me paraissent encore ouvertes. La lettre du cardinal Ratzinger du 30 mai, réaffirmant la disposition du Saint-Père à nommer un évêque de la Fraternité et à accélérer la procédure en vue d'une consécration le 15 août, montre que la porte n'était pas encore fermée.
A la lecture de ces échanges, j'ai surtout le sentiment d'assister à une montée progressive de la défiance. Les réticences de Mgr Lefebvre me paraissent compréhensibles ; les hésitations romaines le sont parfois moins. Mais ce qui me frappe surtout, c'est l'impression que les résistances présentes dans les entourages respectifs ont peu à peu rendu l'accord impossible.
C'est d'ailleurs ce qui me trouble lorsque je relis également la séquence de 2012. Là encore, l'accord semblait proche avant d'échouer dans un climat de méfiance croissante.
A chaque fois que je relis ces épisodes, j'en retire surtout un sentiment de gâchis. L'impression qu'à plusieurs reprises une porte est restée entrouverte suffisamment longtemps pour permettre un accord, avant que les logiques de défiance ne finissent par l'emporter.
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