Au-delà du pathos : l'analyse des actes par Réginald 2026-05-28 12:46:47 |
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Votre remarque souligne une dimension humaine incontestable, mais elle ne répond pas à l’enjeu stratégique. Evoquer la santé de Mgr Lefebvre ou la complexité du contexte ne change pas la nature du fait posé : il a signé un protocole, puis l’a dénoncé vingt-quatre heures plus tard.
Le rôle de l’analyse historique n’est pas de “se mettre à la place” des acteurs pour les absoudre, mais d’évaluer la portée de leurs choix. Sinon, il deviendrait impossible d’analyser l’histoire tout court : aucun historien n’a besoin d’avoir été César, Napoléon ou Pie VII pour interroger leurs décisions.
Pour en revenir au fond : la question n’est pas de savoir si Mgr Lefebvre était un “cacochyme grognant” mais si une rupture immédiate, au lendemain même d’un accord reconnaissant le principe d’un évêque, a finalement servi ou desservi la cause qu’il entendait défendre. Il ne s'agit pas ici de mépriser le parcours d'une vie, mais d'interroger la l'opportunité des derniers choix effectués.
Je soutiens pour ma part que dénoncer le protocole vingt-quatre heures après sa signature, alors même qu’il reconnaissait le principe d’un évêque pour la Fraternité, affaiblit sensiblement l’argument d’état de nécessité.
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