question par Réginald 2025-06-29 23:14:01 |
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J’ai lu attentivement l’ensemble du fil, et je reconnais qu’il existe un argument d’autorité en faveur de votre position, notamment cette citation de saint Thomas d’Aquin :
« Même si un prêtre avait l’intention de consacrer une grande quantité de pain et de vin non pas pour l’usage des fidèles, mais par dérision, ils seraient consacrés. »
Toutefois, il me semble que saint Thomas sous-entend implicitement que cette consécration se fait dans le cadre d’une messe, même gravement sacrilège. Or, à mes yeux, la question décisive est la suivante : les paroles de la consécration ont-elles encore une signification réelle lorsqu’elles sont prononcées en dehors de toute célébration liturgique, sans même qu’il y ait eu un offertoire ?
Ce qui me surprend, c’est que certains soutiennent l’invalidité de la messe nouvelle en raison du contexte dans lequel les paroles sont prononcées à cause, d’une perte de sens symbolique, d’une intention ecclésiale affaiblie, ou d’une rupture dans la continuité rituelle. Dès lors, comment peut-on affirmer dans le même temps que la scène du restaurant (ou toute profanation profane mimant la consécration) serait valide, au seul motif que le prêtre est validement ordonné et qu’il prononce les paroles correctes ?
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