C'est une référence à par Luc de Montalte 2024-02-18 19:33:19 |
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… l’édition de l’annuaire pontifical de 2020 qui a relégué le titre de Vicaire du Christ à une simple "note historique". Voir par exemple cet article (traduction deepl ci-dessous) :
Gerhard Kardinal Müller, „Eine theologische Barbarei“, Die Tagespost, 02.04.2020
Les titres des papes dans le dernier annuaire du Vatican ne sont plus qu'une note de bas de page : dévaloriser des éléments essentiels de la doctrine catholique de la primauté comme de simples accessoires historiques va à l'encontre du droit des catholiques à comprendre la papauté à la lumière de Vatican II.
Gerhard Cardinal Müller
02 avril 2020
18:00 heures
Un coup d'œil aux textes de Vatican II sur la doctrine catholique contraignante du pape comme pasteur suprême de l'Église aurait évité aux rédacteurs de l'"Annuario Pontificio" 2020 l'embarras de considérer des éléments essentiels de la doctrine catholique de la primauté comme simplement historiques... Photo : Yara Nardi (REUTERS/AP)
L'"Annuario Pontificio" 2020 est édité par la Secrétairerie d'État et publié à la Libreria Vaticana. Il ne s'agit que d'un carnet d'adresses, dépourvu de toute autorité magistérielle. Il convient néanmoins d'éviter les lacunes théologiques et les erreurs d'inattention. Cette fois-ci, les définitions de la nature de la primauté pontificale sont classées comme simples "titres historiques" parmi les données biographiques du titulaire actuel du ministère pétrinien. Ceux-ci sont en outre mélangés avec des titres qui n'ont absolument rien à voir avec la primauté et qui n'ont qu'une signification historique acquise, mais pas dogmatique, comme par exemple "souverain de l'État du Vatican". L'appellation "serviteur des serviteurs de Dieu", qui remonte à Grégoire le Grand, n'est pas un titre de fonction, mais a voulu exprimer historiquement, face aux prétentions au pouvoir du "patriarche œcuménique de Constantinople", uniquement le caractère de service du ministère apostolique. "Car celui qui veut être le premier parmi vous, qu'il soit le serviteur de tous" (Mc 10,43), dit Jésus.
"Puisque tous les évêques sont les successeurs des apôtres,
l'évêque de l'Église de Pierre et de Paul est
l'Église de Rome fondée
est aussi le successeur de saint Pierre".
On y apprend tout de même pourquoi François, l'évêque de Rome, se trouve au sommet de la structure hiérarchique catholique, quand il a été élu par les cardinaux dans son pontificat et quand il a solennellement commencé son ministère de "pasteur universel de l'Eglise". Certes, tous les titres essentiels et, à plus forte raison, les titres non essentiels de la papauté ont grandi dans l'Église. Cela vaut également pour la notion et la fonction d'évêque, et donc aussi pour l'évêque de Rome. Ce n'est pas Jésus lui-même qui a institué l'évêque de Rome, mais Simon Pierre, qui a ensuite souffert le martyre à Rome et a ainsi transmis sa primauté à l'Église romaine. Comme tous les évêques sont les successeurs des apôtres, l'évêque de l'Eglise de Rome fondée par Pierre et Paul est également le successeur de saint Pierre (Irénée de Lyon, Adversus haereses III, 3,2). Dans l'"Annuario" de 2020, la liste des évêques romains (le "Summi Pontifici Romani") commence donc par "Pierre de Betsaida en Galilée, le prince des apôtres, qui a reçu de Jésus-Christ le pouvoir pontifical suprême qu'il devait transmettre à ses successeurs".
Des éléments essentiels de la doctrine catholique de la primauté sont dévalorisés en tant qu'accessoires historiques
Le nouvel annuaire du Vatican classe le titre papal de "Vicarius Christi" au rang de note de bas de page historique.
Un coup d'œil aux textes de Vatican II sur la doctrine catholique contraignante du pape en tant que pasteur suprême de l'Eglise aurait préservé les rédacteurs de l'"Annuario Pontificio" 2020 de l'embarras de dévaloriser des éléments essentiels de la doctrine catholique de la primauté comme simple accessoire historique. En effet, les évêques sont les successeurs des apôtres, "qui, avec le successeur de Pierre, vicaire du Christ et chef visible de toute l'Église, dirigent ensemble la maison du Dieu vivant" (Lumen gentium 18). C'est une barbarie théologique que de dévaloriser les titres du pape "successeur de Pierre, vicaire du Christ et chef visible de toute l'Église" en les considérant comme un simple poids historique. Ils ont certes évolué historiquement, tout comme tous les termes de la doctrine trinitaire, de la christologie, de la doctrine de la grâce et de l'ecclésiologie, etc. Mais ils mettent en avant des éléments essentiels de la primauté pétrinienne, qui remonte à l'institution du Christ et qui est donc de droit divin et pas seulement de droit humain et ecclésiastique. Aucun pape ou concile œcuménique ne pourrait, en recourant à son pouvoir suprême sur l'Église, la primauté, l'épiscopat, abolir les sacrements ou en réinterpréter l'essence.
Les catholiques ont le droit, fondé sur la foi divine et catholique, de comprendre la papauté en général et aujourd'hui le pontificat du pape François à la lumière de Vatican II. Ce n'est qu'avec beaucoup d'humour et d'ironie que l'on peut supporter le dilettantisme théologique des statisticiens, même si, du côté intéressé et plein d'hypocrisie, il devrait à nouveau être vanté comme un signe de grande humilité.
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