Sur la question des divorcés-remariés... par Chicoutimi 2021-02-14 20:54:13 |
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une réponse du père Bertrand de Margerie, S.J. me semble très satisfaisante:
''Que de tels époux ne puissent être admis à la communion sans sacrilège est une vérité enseignée de manière constante comme contenue dans la Révélation, comme de foi. Les Pères, les théologiens, le Magistère ont constamment fait appel en ce sens à 1 Co 11, 27-29. (...) Une réforme de la législation de l’Église actuellement demandée par certains a encore d’autres graves implications dogmatiques : elle signifierait une évolution hétérogène du dogme et de la morale, elle est incompatible avec la doctrine de Florence et de Trente sur la justification et sur le but que le Christ poursuivait en instituant l’Eucharistie. (...) L’admission à la communion eucharistique impliquerait, de la part de l’Église, une admission des vices contraires aux vertus morales de chasteté, de justice, de religion et aux vertus théologales de foi et de charité : elle serait la consécration du sacrilège !'' (Source)
«On pourrait objecter que le Siège romain n’aurait pas été constant dans son attitude à l’égard des divorcés-remariés. On cite notamment une réponse particulière de saint Grégoire II à saint Boniface, au VIIIe siècle, et la décision d’un concile local tenu à Rome sous Eugène II, en 826. À supposer que ce second texte ait bien le sens qu’on lui prête, ce qui n’est pas sûr, ni ce texte ni aucun autre n’indique une permission donnée par le Siège apostolique en faveur de l’Église universelle et au-delà des limites d’une communauté particulière, dans le sens d’un remariage du vivant d’un premier conjoint et sans dissolution du premier mariage et de son lien. Au contraire, les enseignements donnés par les conciles de Florence et de Trente et par Pie XI sont adressés à l’Église entière.
Or, ne serait pas contraire au charisme de l’infaillibilité de l’Église en matière de foi et de mœurs qu’un pape puisse errer dans un précepte ou une permission donnée à un individu ou même à un groupe. Ce qui, par contre, est impossible, c’est une erreur dans un enseignement adressé à l’Église universelle, ``quand il définit qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église``. Ne pourrait-on pas, d’ailleurs, se demander si dans plusieurs, au moins, des textes allégués il y avait une réelle intention d’enseigner ? En tout cas, on ne pourrait invoquer contre l’enseignement universel et constant des Pontifes Romains, avec ou sans les Conciles œcuméniques, des enseignements transitoires et particuliers de ces mêmes Pontifes.»
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