ces paroles de saint Thomas d'Aquin (S.Th. II-IIae q. 10, a. 8) :
Infidelium quidam sunt qui nunquam susceperunt fidem, sicut gentiles et Iudaei. Et tales nullo modo sunt ad fidem compellendi, ut ipsi credant, quia credere voluntatis est. Sunt tamen compellendi a fidelibus, si facultas adsit, ut fidem non impediant vel blasphemiis, vel malis persuasionibus, vel etiam apertis persecutionibus. Et propter hoc fideles Christi frequenter contra infideles bellum movent, non quidem ut eos ad credendum cogant (quia si etiam eos vicissent et captivos haberent, in eorum libertate relinquerent an credere vellent), sed propter hoc ut eos compellant ne fidem Christi impediant.
Alii vero sunt infideles qui quandoque fidem susceperunt et eam profitentur, sicut haeretici vel quicumque apostatae. Et tales sunt etiam corporaliter compellendi ut impleant quod promiserunt et teneant quod semel susceperunt.
L'Église a toujours reconnu que le non-croyant doit venir à la foi de son propre gré, mu par la grâce.
Quia credere voluntatis est.
Il ne peut donc pas être obligé à agir contre sa conscience, même si elle est erronée. Le non-croyant, notons-le, pas l'ex-croyant.
Mais le non-croyant doit toujours être empêché par l'État devenu chrétien de nuire à la foi. Si le non-croyant ne peut pas être obligé par l'État (ou l'Église) de devenir chrétien contre sa conscience (erronée bien sûr), il peut et il doit être empêché par l'État (ou l'Église) de manifester en public de ne pas être et de ne pas vouloir devenir chrétien.
Il est ainsi impossible de maintenir pour un catholique, comme le prétend la déclaration DH nr. 2, que tout homme (chrétien ou non chrétien), a un droit (inaliénable) à confesser sans contrainte sa religion (même fausse), aussi en public, que ce soit dans certaines limites ou pas (
quod omnes homines debent immunes esse a coercitione ... cuiusvis potestatis humanae, et ita quidem ut in re religiosa ... neque impediatur, quominus iuxta suam conscientiam agat privatim et publice, vel solus vel aliis consociatus, intra debitos limites), et que de surcroît ce même "droit" se fonde, par le biais d'un chimérique "dignité humaine" (qui telle n'existe pas !), dans la Révélation (!!) et la raison (
ius ad libertatem religiosam esse revera fundatum in ipsa dignitate personae humanae, qualis et verbo Dei revelato et ipsa ratione cognoscitur), alors que
Quanta cura condamne magistralement et sans appel précisément ce prétendu "droit" comme contraire à la doctrine de l'Écriture, de l'Église et des saints pères.
Il s'agit de ça.
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