je suis assez d'accord avec Ennemond par Luc Perrin 2013-02-20 23:28:06 |
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L'échec du 13 juin 2012 est clairement imputable à Rome et on n'arrive toujours pas à comprendre le revirement du pape en deux mois (mai-juin) : il a fallu que les pressions soient considérables. Vu qu'on sait maintenant que son état de santé est dégradé et qu'il songeait - ou même avait décidé - à sa démission, peut-être les prélats les plus hostiles dès le départ ont pu pousser leur avantage ?
Surtout dans ce qu'expose J-M. Guénois concernant les termes d'un accord de dernière minute que Benoît XVI resterait prêt à proposer, on voit comme un exact remake de mai ... 1988. Qu'on relise le Protocole soumis à Mgr Lefebvre par le cardinal Ratzinger, tout y était déjà : seule évolution, le statut plus précis qui est suggéré alors qu'en 1988, la forme canonique était encore très floue. Cette Prélature serait-elle substantiellement améliorée par rapport à la version décalque de l'Opus Dei énoncée en 2012 ?
Certes aussi S.P. a clarifié le statut de la messe traditionnelle par rapport à ce qui prévalait en mai 1988 (l'indult de 1984).
Pour le Concile et ce qui suit, on en reste à 1988.
Ce qui a été jugé insuffisant en 1988, en 2001, en 2008, en 2011, en 2012 ne le sera-t-il plus le 22 février qui vient ? La perspective d'un pape qui ne pourra mettre en oeuvre ce qu'il signerait est-elle de nature à rassurer Menzingen alors que, très vraisemblablement, Mgr Müller qui est hostile à la réconciliation resterait lui en fonction pour quelques années ?
Dans ces conditions défavorables, il faudrait que Mgr Fellay se voit proposer quelque chose de plus solide que le retour à mai 1988, tel qu'il est exposé par M. Guénois.
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