Pape et Théologien en face de lui? par Chelot 2013-02-17 01:05:40 |
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Il est le Pape, et il est théologien, il s'adresse ici au clergé de Rome.
Pourquoi serait-il moins bien placé comme théologien, que ceux qui ne l'étant pas critiquent le concile.
Je fais essentiellement allusion à ceux qui niant la tradition qu'ils croient défendre prétendent que le Magistère pourrait contenir l'erreur.
La Tradition ne veut-elle pas qu'entre une affirmation du Souverain pontife et une supposition sans preuve, l'on accorde le préjugé favorable à l'affirmation du souverain Pontife?
Dans ce discours, il y a quelque chose, qui marque, c'est que l'on a l'impression que l’Église voulant évangéliser, a été prise sur son propre terrain et elle a été "enseignée" par les médias se servant d'un courant qui était atteint par un concept dévoyé de peuple de Dieu.
Au concile de la Foi, des pères, s'opposaient le concile du Monde.
À l'herméneutique des Pères s'oppose celle des Média et du Monde.
Je voudrais maintenant ajouter encore un troisième point : il y avait le concile des Pères, le vrai concile, mais il y avait aussi le concile des media. C’était presque un concile en soi, et le monde a perçu le concile à travers eux, à travers les media. Et donc, le concile immédiatement efficace qui est arrivé au peuple a été celui des media, et non pas celui des Pères. Le concile des Pères se réalisait à l’intérieur de la foi, c’était un concile de la foi qui cherche l’intellectus, qui cherche à se comprendre et cherche à comprendre les signes de Dieu à ce moment-là, qui cherche à répondre au défi de Dieu à ce moment-là et à trouver dans la Parole de Dieu la parole pour aujourd’hui et pour demain ; et pendant que tout le concile, comme je l’ai dit, était en marche à l’intérieur de la foi, comme « fides quaerens intellectum », le concile des journalistes, naturellement, ne s’est pas réalisé à l’intérieur de la foi, mais à l’intérieur des catégories des media de nos jours, c’est-à-dire en dehors de la foi, avec une herméneutique différente.
C’était une herméneutique politique : pour les media, le concile était une lutte politique, une lutte de pouvoir entre différents courants dans l’Eglise. Il était évident que les media prenaient position pour la partie qui leur semblait la plus adaptée à leur monde. Il y avait ceux qui cherchaient la décentralisation de l’Eglise, le pouvoir pour les évêques et puis, à travers l’expression « peuple de Dieu », le pouvoir du peuple, des laïcs. Il y avait cette triple question : le pouvoir du pape, transféré ensuite au pouvoir des évêques et au pouvoir de tous, souveraineté populaire. Naturellement, pour eux, c’était celle-là la partie à approuver, à promulguer, à favoriser. Et de même pour la liturgie : la liturgie comme acte de foi n’intéressait pas, mais comme quelque chose où l’on fait des choses compréhensibles, une forme d’activité de la communauté, quelque chose de profane.
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