Très rapidement : vraiment merci beaucoup. par Scrutator Sapientiæ 2013-02-15 00:55:11 |
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Bonne nuit, Japhet.
1. Vous m'avez compris mieux que moi-même ; c'est exactement à ce que vous évoquez que j'ai pensé, en soulignant la nostalgie de Benoît XVI pour cette période là et pour ces personnes là.
2. Après d'autres et moins bien qu'eux, notamment sur le FC, j'ai déjà eu l'occasion de faire remarquer que le Père de Lubac savait, pour sa part, à quoi s'en tenir, sur la présence de facteurs ou de germes de subversion,
- qui étaient présents au sein même de l'aula conciliaire, dès le début de la troisième session, notamment quand a commencé la discussion relative au schéma qui allait devenir Gaudium et Spes
et
- qui ont été des plus propices à la subversion post-conciliaire, qui a été, dans l'ensemble, acceptée par les évêques concernés, même si elle n'a pas été approuvée, par eux, dans tous ses abus ou excès.
3. Et surtout, il y a une chose que je voudrais dire avec le plus brièveté possible : le Concile Vatican II n'est pas avant tout un Concile porteur d'un modèle statique, mais est avant tout un Concile porteur d'un processus dynamique : il s'agit avant tout de dynamiser, de mettre en mouvement (sans jamais interrompre ce mouvement, inflationniste, par la suite), des relations sans précédent, de l'Eglise catholique, non plus avec des adversaires, mais, désormais, avec des partenaires : les autres confessions chrétiennes, les autres religions, le monde moderne.
4. A mon sens, c'est cette caractéristique fondamentale là qui devrait nous amener à interroger vraiment en profondeur le bien-fondé de l'herméneutique du renouveau dans la continuité, bien plus que les déplacements ou différences d'accents toniques, que je ne minimise pas pour autant, mais qui retiennent moins mon attention, sur d'autres sujets moins "relationnels", entre le Magistère immédiatement antérieur à Vatican II et le Magistère conciliaire au sens propre du terme.
5. Il y a une influence sur la troisième session du Concile que l'on ne soupçonne pas, ou dont on ne se souvient plus : c'est l'influence de la lettre encyclique Ecclesiam Suam, la première du Pape Paul VI.
Or, que je sache, il s'est bien agi d'une influence ecclésiale, magistérielle, pontificale, interne, et non d'une influence médiatique, journalistique, télévisuelle, externe.
C'est aussi pour cette raison là que je n'adhère pas, pour ma part, à la vision selon laquelle le Concile réel aurait été, si j'ose dire, beaucoup plus chimiquement pur, s'il n'y avait pas eu, parallèlement et simultanément, un Concile virtuel, d'inspiration médiatique.
Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt.
Scrutator.
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