Pourquoi le NOM et le VOM ne pourront jamais coexister par Leopardi 2013-01-18 09:41:54 |
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Voici la dernière livraison de Proliturgia, à laquelle je souscris entièrement, à ceci près que ce texte est un playdoyer pour le NOM.
Si nous l'appliquons au VOM, il obligerair les différents instituts VOM, mais aussi le Vatican, à sortir de l'ambiguité diplomatique qui aboutit à des concepts monstrueux comme "rite extra ou ordi" et qui oblige les institus VOM à mettre leur langue dans leur poche ou pire, à justifier leur position sous couvert de "sensibilité différente" plutôt que de dire ce qu'ils pensent, à savoir qu'un rite leur paraît meilleur qu'un autre.
On entend souvent dire que toutes les sensibilités humaines doivent pouvoir trouver leur place dans l’Eglise. Et beaucoup ajoutent que telle liturgie respecte la sensibilité de telle catégorie de fidèles : « tradis », « charismatiques », « pro-latin », « anti-latin »... etc.
Qu’il faille tenir compte de certaines sensibilités n’est pas entièrement faux.
Cependant il faut se souvenir que, d’une part, on n’appartient pas à l’Eglise en raison d’une sensibilité particulière et que, d’autre part, l’Eglise elle-même n’a pas été fondée sur la sensibilité de Pierre ou de Paul.
La liturgie elle-même n’est pas une question de « sensibilité » : les rites ne sont pas agencés en fonction de sentiments, mais en fonction de ce qu’on peut appeler « l’intelligence de la foi » et qui justifie l’axiome bien connu « lex orandi, lex credendi ». La règle de la prière n’est pas le respect d’une sensibilité, mais celle qui correspond à la foi reçue des Apôtres.
Les liturgies élaborées pour correspondre à une « sensibilité » particulière, qu’elle soit de type « traditionaliste » ou de type « progressiste », favorisent inévitablement l’émergence de communautés fermées sur elles-mêmes - et donc forcément excluantes - qui s’autocélèbrent en suivant aveuglément le prêtre qu’elles « se » choisissent comme leader.
On ne devrait donc jamais aller dans une paroisse parce qu’on « aime bien » la messe qui y est célébrée. Le seul critère qui, dans les circonstances actuelles, devrait pousser à aller à la messe dans telle paroisse plutôt que dans telle autre devrait être celui du respect de la liturgie transmise par l’Eglise. Il faudrait don dire : « Je vais à la messe ici non pas parce que le style de la célébration correspond à ma sensibilité, mais parce qu’ici le prêtre met fidèlement et dignement en œuvre la liturgie reçue de l’Eglise. » Et aussi : « Je ne vais pas à la messe dans telle paroisse parce qu’on y chante du grégorien et que j’aime le grégorien, mais parce qu’on y chante du grégorien et que l’Eglise m’enseigne que le grégorien est le chant propre de la liturgie romaine. »
Les liturgies qui ne permettent pas de dépasser les limites de nos sensibilités sont des célébrations qui, privées d’intelligence, appauvrissent la foi au lieu de la nourrir, divisent l’Eglise au lieu de l’unifier.
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