...au point de ne plus pouvoir faire la différence entre des propositions contraires et des propositions contradictoires ?
En outre, la proposition condamnée “XXIV. L’Église n’a pas le droit d’employer la force ; elle n’a aucun pouvoir temporel direct ou indirect (9).” exige nettement de l’Église l’usage de la force (...) (L. Perrin.)
Mais
pas du tout.
La proposition condamnée prétendait interdire
tout usage de la force par l’Église.
En niant cette proposition, Pie IX ne voulait pas dire que l’Église
doit toujours faire usage de la force (proposition contraire) ni même que lorsque des membres de l’Église en font usage, ils ont toujours raison de le faire.
Il affirmait simplement (proposition contradictoire) que l’Église
a le droit de faire usage de la force dans certaines circonstances.
C’est d’ailleurs
ce qu’il a fait quand il a retiré aux parents Mortara la garde de leur enfant baptisé (et aucun chantage des puissances politiques et financières de l’époque n’a pu le faire revenir sur sa décision). Mais ceci dit, même si Pie IX n’avait jamais fait usage de la force pendant toute la durée de son pontificat, cela ne prouverait toujours pas qu’il ne s’estimait pas en droit de le faire,
ni lui ni aucun de ses prédécesseurs ou successeurs !
Si vous voulez un bon conseil, il serait plus que temps de relire un cours élémentaire de logique formelle. Mon pauvre cerveau rouillé commence enfin à comprendre pourquoi tous nos échanges sur cette question tournent au dialogue de sourds, et pourquoi vous n’arrivez pas à saisir la réelle contradiction qui existe entre
Dignitatis Humanæ et l’enseignement antérieur de l’Église.
V.
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