Les excès de votre analyse de la SSPX
"pour les lefebvristes Mgr Lefebvre a sauvé la foi, l'Eglise, la Messe, etc., et que les papes ont travaillé à les détruire. C'est factuel...".
=> Non la FSSPX n'a jamais prétendu que "les papes" (donc tous les Papes, et dans l'intégralité de leurs actions) ont travaillé à détruire "la foi, l'Eglise, la Messe, etc".
Mais bien sûr, cher Monsieur. Pour la Fsspx les "papes" qui ont travaillé
à détruire sont exclusivement ceux qui ont régné depuis la promulgation de Vatican II. Il n'y a pas de raison de penser différemment. Et moi je n'ai aucun intérêt à le faire (la symétrie entre le
sauver et le
détruire disait ceci). Au contraire je pense que, s'il n'y avait jamais eu Vatican II et la présente crise dans l'Eglise, Mgr Lefebvre n'aurait jamais tenue comme vraie la possibilité que l'autorité de l'Eglise, d'un pape dans l'acte d'enseigner
comme pape à toute l'Eglise, nuise aux âmes (et ainsi je pense des disciples de Mgr Lefebvre).
Mais -ça va sans dire- si la chose s'est réalisée pour des papes, même pour un seul, alors elle est possible aussi pour tous les futurs papes et a été possible pour tous les papes du passé. Ce qui signifie que le problème concerne la papauté et l'Ecclesia docens, fondée (comme l'Ecclesia discens) sur le bienheureux Pierre.
Je ne comprends pas comment vous avez pu déduire que je faisais référence à "l'intégralité de leurs actions".
II - Les excès de votre analyse de l'autorité pontificale
[...]
C'est le fait d'ignorer cette réalité historique et ses implications théologiques, qui conduit à une dérive qu'on peut qualifier de papolaterie, papalcolisme, papimanie. Ou alors voulez-vous m'expliquer que certains papes du Tusculum n'étaient pas profondément mauvais, et par leurs comportements scandaleux, historiquement documentés, allant de l'organisation d'orgie au fait de faire trucider des gens devant eux, n'ont pas conduit des âmes en enfer ?
Monsieur, la vérité révélée ne dépend pas de l'histoire.
Vous confondez la vie et les faiblesses ou les fautes privées (ou publiques mais pas institutionnelles) d'avec la fonction institutionnelle relative à questions concernant l'Église universelle (par exemple: les doctrines sur la foi d'un concile œcuménique, la liturgie, le code de droit canon, la canonisation des saints, etc.): le mauvais exemple que peut donner une vie qui n'est pas sainte (jusqu'à détourner les âmes de la foi) est différent de l'action
de l'institution concernant le but de cette même institution.
Il y a toujours été ceux qui, par rapport au pape, confondent infaillibilité et impeccabilité, normalement pour tenter de nier l'infaillibilité ('
le pape n'est pas infaillible parce que l'histoire montre qu'il y a été des papes pas saints'); il me semble que vous tombez, pour des raisons diamétralement opposées, liées à la tentative de "sauver" l'indefectibilité dans une perspective erroné (
'peu importe que le pape trompe l'Église en matière de foi ou de morale avec le 5 % [ou le pourcentage que vous voulez]
des doctrines d'un concile œcuménique, le pape reste
le pape parce que l'histoire montre qu'il y a été des papes pas saints qui étaient en tout cas des véritables papes'), dans une confusion semblable.
Bien cordialement