Un paradoxe difficile à ignorer par Réginald 2026-07-14 19:53:52 |
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Le 1er juillet, la FSSPX affirme que l'état de nécessité lui permet de passer outre la volonté expresse du Pape et de procéder à des sacres épiscopaux sans mandat.
Le 3 juillet, elle déclare les sanctions « objectivement injustes et invalides ».
Le 11 juillet, elle demande pourtant au même Dicastère de revenir sur son décret en utilisant les procédures prévues par le Code de droit canonique de 1983.
Dans le même temps, elle invoque le canon 1353 pour soutenir que le recours suspend les effets du décret, alors qu'elle conteste par ailleurs l'autorité de ce même système juridique lorsqu'il fonde les sanctions.
Elle affirme également que c'est au Magistère qu'il revient de déterminer les critères de la communion ecclésiale, mais conteste ensuite le jugement du Dicastère lorsqu'il applique précisément cette compétence.
Enfin, elle demande aujourd'hui que Rome exerce une autorité qu'elle estimait pouvoir écarter quelques jours auparavant au nom de la nécessité.
Et le contraste avec 1988 est saisissant. À l'époque, la Fraternité écrivait : « Être donc associés publiquement à la sanction qui frappe les six évêques catholiques, défenseurs de la foi dans son intégrité et son intégralité, serait pour nous une marque d'honneur et un signe d'orthodoxie devant les fidèles. » Aujourd'hui, elle exerce les recours prévus par le droit canonique afin d'obtenir la réformation de cette même sanction.
L'impression qui se dégage est celle d'une autorité romaine reconnue lorsqu'elle peut protéger la Fraternité, mais relativisée lorsqu'elle lui impose une obligation.
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